Des disparités marquées entre cinq grands marchés alimentaires européens
NIQ (NielsenIQ) a publié la première édition de son Baromètre de l'inflation des produits de grande consommation pour les « EU5 » (France, Grande‑Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne). Il s'agit d'un suivi mensuel destiné à mesurer l'évolution des prix au rayon alimentaire et des biens de consommation courante et à observer les réactions des consommateurs face à la hausse des coûts.
Le constat principal est la forte hétérogénéité entre pays : la Grande‑Bretagne enregistre la hausse la plus marquée du secteur avec +2,3 %, nettement au‑dessus de la moyenne EU5 de +1,1 %. À l'opposé, la France et l'Italie affichent les plus faibles dynamiques, respectivement -0,4 % et +0,6 %, indiquant une situation de faible inflation — voire de légère déflation — pour les biens de grande consommation en France sur la période mesurée.
Quelles catégories pèsent sur l'inflation ?
Le baromètre suit aussi l'inflation par catégorie. Pour le Royaume‑Uni, les catégories les plus inflationnistes sont les suivantes :
- Boissons non alcoolisées : +4,4 %
- Confiserie et snacks : +2,8 %
- Surgelés : +2,7 %
À l'inverse, certains segments connaissent une baisse des prix : les produits d'entretien sont à -1,1 % et les articles en papier à -0,9 % au Royaume‑Uni.
Tableau récapitulatif (principaux indicateurs)
| Pays | Inflation secteur PGC |
|---|---|
| Grande‑Bretagne | +2,3 % |
| France | -0,4 % |
| Italie | +0,6 % |
| Moyenne EU5 | +1,1 % |
Ce que cela implique pour les consommateurs et la distribution en France
Un chiffre négatif de -0,4 % pour la France dans le secteur des produits de grande consommation signifie que, sur la période observée, les prix moyens ont légèrement reculé. Pour les consommateurs, cela peut se traduire par une pression moindre sur le budget alimentaire — du moins sur les catégories qui font baisser la moyenne. Pour la grande distribution et les industriels, une inflation plus faible pose des défis et des opportunités distincts : marge commerciale, promotions et stratégie d'assortiment deviennent des leviers clés pour maintenir les volumes et la rentabilité.
Le baromètre souligne également les comportements d'adaptation des ménages, comme l'achat de produits en promotion, l'orientation vers des gammes moins chères ou la réduction des volumes achetés — autant de mécanismes observés dans les marchés soumis à une inflation plus soutenue.
Benjamin Cawthray, directeur de la clientèle chez NielsenIQ, a déclaré : « La première édition du Baromètre de l'inflation NIQ EU5 révèle
Il convient de rappeler que le document diffusé est un communiqué de presse (contenu payant) émanant de NIQ. Les chiffres portent sur les produits de grande consommation et reflètent une période d'observation précise. Ils viennent compléter les indicateurs macroéconomiques nationaux (inflation globale, indices des prix à la consommation) mais ne se substituent pas à eux : la dynamique au rayon peut diverger de l'inflation générale mesurée par les instituts statistiques nationaux.
En synthèse, la première livraison du Baromètre NIQ met en lumière des trajectoires nationales distinctes. Pour la France, la légèrement négative indique, à court terme, une pression prix contenue dans le secteur des biens de consommation courante, mais la vigilance reste de mise — notamment sur les catégories alimentaires sensibles — face aux tensions mondiales sur les matières premières et les coûts logistiques.