Adoption unanime d'une loi de finances rectificative
Lors d'une séance plénière tenue le 3 juillet 2026 au Palais du Peuple à Kinshasa, les députés nationaux de la République démocratique du Congo ont adopté le projet de loi de finances rectificative pour l'exercice 2026. Le vote s'est déroulé selon la cellule de communication de l'Assemblée nationale et s'est soldé par 389 voix pour, 0 contre et 0 abstention.
Le texte, présenté par le gouvernement et examiné article par article après une motion incidentielle du député Landry Cizungu, modifie les prévisions budgétaires initiales pour l'année en cours. La Commission économique, financière et de contrôle budgétaire a rendu un rapport dont la recevabilité a été déclarée avant le vote.
Montants et ajustements
Le projet a été arrêté en équilibre à 50 496 298 362 786 francs congolais (CDF) après intégration de crédits additionnels liés à la reconduction des prévisions initiales des recettes non fiscales. Pour situer l'ordre de grandeur :
| Repère | Montant (CDF) | Équivalent USD (rapport source) |
|---|---|---|
| Projet rectificatif adopté | 50 496 298 362 786 | — |
| Budget initial présenté (chiffrage mentionné) | 50 295,1 milliards | 21,9 milliards USD |
| Budget initial antérieur (comparaison) | 54 335,8 milliards | 22 milliards USD |
Analyse et procédure
Selon le président de la Commission, Guy Mafuta Kabongo, la Commission a procédé à une comparaison approfondie entre la loi de finances initiale et le projet rectificatif afin d'identifier les écarts, leurs justifications et leurs conséquences sur les principaux indicateurs macroéconomiques. Le projet rectificatif reflète une baisse de 7,4 % par rapport au budget initial le plus élevé mentionné dans le dossier.
- Qui est concerné : l'ensemble des administrations publiques et des programmes financés à partir du budget national ; les partenaires financiers et les opérateurs économiques suivront les implications en termes de dépenses et de recettes.
- Ce qui change : intégration de crédits additionnels justifiés par des recettes non fiscales réévaluées et rééquilibrage des postes budgétaires pour 2026.
- Ce qui ne change pas : le texte a été adopté sans vote contre ni abstention, ce qui témoigne d'un accord parlementaire formel sur la révision proposée.
Conséquences potentielles
La reconduction des prévisions de recettes non fiscales et l'ajout de crédits peuvent avoir plusieurs effets : reprogrammation d'opérations publiques, impact sur la soutenabilité du déficit si les recettes ne se matérialisent pas, et signal politique vers les partenaires internationaux quant à la trajectoire budgétaire de la RDC pour 2026. L'adoption rapide, article par article, indique que l'examen parlementaire a été circonscrit au nécessaire ajustement des crédits pour l'exercice en cours.
Le rapport complet de la Commission, qui détaille les écarts et leurs justifications, servira de document de référence pour suivre l'exécution budgétaire au cours des prochains mois.