Un accord de coopération a été signé entre l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (ANME) et la Société Tunisie Autoroutes, visant à inscrire la transition énergétique dans le fonctionnement et les infrastructures du réseau autoroutier national. Le protocole, conclu lundi, porte sur un ensemble d’actions techniques et opérationnelles destinées à réduire la consommation d’énergie et à déployer des sources renouvelables le long des axes routiers.
Objectifs et périmètre
Le directeur général de l’ANME, Nafâa Bekkari, a présenté l’accord comme une étape pour promouvoir durablement les principes de transition énergétique au sein des établissements publics. Concrètement, la Société Tunisie Autoroutes prévoit d’intégrer des énergies renouvelables sur ses infrastructures réparties sur l’ensemble du réseau. L’ANME assurera un appui technique pour la mise en œuvre, dans l’objectif de faire de cet partenariat un modèle reproductible pour d’autres acteurs publics et privés.
Actions annoncées
- Intégration de projets d’énergies renouvelables sur les infrastructures autoroutières (aires de repos, postes de péage, bâtiments techniques).
- Mise en œuvre de programmes de maîtrise de la consommation pour les équipements et la flotte de véhicules de la société.
- Organisation de campagnes conjointes de sensibilisation visant les usagers pour promouvoir une consommation d’énergie plus rationnelle.
- Initiatives environnementales visant à réduire les émissions de CO2, dont une campagne de reboisement prévue en septembre 2026.
Conséquences attendues et degré d’ambition
Sur le plan opérationnel, l’accord associe la capacité réglementaire et d’ingénierie de l’ANME à la maîtrise d’ouvrage de la Société Tunisie Autoroutes. Cela permet d’envisager des gains d’efficacité sur plusieurs postes : éclairage public et signalisation, optimisation énergétique des bâtiments et remplacement progressif ou électrification de la flotte. Si les ambitions sont confirmées par des projets concrets (centrales solaires adjacentes aux aires, bornes de recharge, plans d’effacement), l’effet cumulatif pourrait réduire sensiblement la facture énergétique et l’empreinte carbone du gestionnaire autoroutier.
| Volet | Actions prévues |
|---|---|
| Renouvelables | Développement de projets solaires sur infrastructures et espaces attenants |
| Efficacité énergétique | Programmes de maîtrise de l’énergie pour bâtiments, équipements et flotte |
| Sensibilisation & environnement | Campagnes pour les usagers et reboisement (septembre 2026) |
Cadre plus large
Ce partenariat illustre une tendance observée dans plusieurs pays de la région : placer les réseaux de transport au cœur de la stratégie énergétique en profitant des surfaces disponibles et des corridors pour y implanter des installations renouvelables ou des services associés (aires de recharge, microgrids, dispositifs d’effacement). Pour la Tunisie, il s’agit aussi d’un moyen de confronter la planification nationale à des projets d’envergure, tout en impliquant des opérateurs publics dans la transition.
Le président-directeur général de la Société Tunisie Autoroutes, Ahmed Ezzeddine, a précisé que le partenariat couvrira à la fois les actions sur les infrastructures et celles destinées à la flotte et aux usagers, confirmant l’approche intégrée du projet.
Reste désormais à traduire ce cadre en appels d’offres, études de faisabilité et calendrier d’exécution : l’impact final dépendra du volume de projets lancés et de leur efficience. À défaut de chiffres détaillés communiqués lors de la signature, l’engagement formel entre ces deux entités constitue toutefois une étape opérationnelle en vue d’un basculement progressif vers des mobilités et des infrastructures moins carbonées.