Un secteur qui continue de recruter par l’alternance
Le commerce confirme son attachement à l’apprentissage comme levier de recrutement et de formation. En 2025, le secteur a signé 98 000 contrats d’apprentissage au niveau national, soit une légère baisse de 3 % par rapport à l’année précédente, mais représentant toujours 12 % de l’ensemble des contrats d’apprentissage toutes branches confondues.
Territoires et profils : où se concentrent les efforts ?
Dans les Pays de la Loire, la dynamique est nette : le commerce y emploie 88 700 personnes et a enregistré près de 5 700 contrats en 2025, répartis entre 4 900 contrats d’apprentissage et 760 contrats de professionnalisation. La Loire-Atlantique concentre plus de 2 000 de ces contrats.
- TPE : les plus engagées, avec 43 % ayant signé au moins un contrat d’apprentissage et 29 % au moins un contrat de professionnalisation.
- Opcommerce : l’opérateur de compétences qui suit le secteur couvre 20 branches professionnelles, regroupe 160 000 entreprises et 1,7 million de salariés.
Ce que disent les chiffres
La lecture des données montre deux messages clefs : d’une part, l’apprentissage reste un canal central pour la construction des compétences dans le commerce ; d’autre part, la légère décroissance (-3 %) indique que la réduction des aides publiques pèse, sans toutefois provoquer d’effondrement du dispositif. Les TPE, souvent plus exposées aux conséquences financières, demeurent cependant très impliquées, ce qui traduit un arbitrage stratégique : investir en interne pour sécuriser les compétences plutôt que subir des tensions de recrutement sur le marché.
| Indicateur | Chiffre 2025 |
|---|---|
| Contrats d’apprentissage (France, commerce) | 98 000 |
| Part des contrats d’apprentissage (tous secteurs) | 12 % |
| Contrats en Pays de la Loire | ~5 700 (dont 4 900 apprentissage, 760 professionnalisation) |
| Emplois dans le commerce (Pays de la Loire) | 88 700 |
Conséquences pour la communication RH et le marketing territorial
Pour les directions marketing et RH, ces données imposent plusieurs traductions concrètes :
- Renforcer les dispositifs de marque employeur afin d’attirer des apprentis quand les aides reculent ;
- Valoriser les parcours et la montée en compétences via des campagnes ciblées sur les jeunes et leurs familles ;
- Mobiliser les partenariats locaux (branches, CFA, collectivités) pour compenser la baisse d’incitations financières.
Opcommerce, en tant qu’opérateur de compétences pour vingt branches, apparaît comme un acteur central pour orchestrer ces réponses : il dispose du périmètre (160 000 entreprises et 1,7 million de salariés) nécessaire pour diffuser des bonnes pratiques et mutualiser des outils de recrutement et de formation.
En dépit d’un environnement budgétaire moins favorable, le choix des entreprises du commerce de continuer à privilégier l’alternance traduit une logique de long terme : sécuriser des compétences métiers et réduire le coût de la disruption des équipes par la formation interne. Reste à voir comment la profession ajustera ses stratégies de communication et ses offres pédagogiques si les conditions financières continuent d’évoluer.