Décision claire sur le barème de l'impôt sur le revenu
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué dimanche 13 septembre 2026 que l'exécutif ne proposerait pas de gel du barème de l'impôt sur le revenu dans le projet de budget 2027. Selon elle, un tel gel entraînerait « mécaniquement une hausse d'impôts pour l'ensemble des Français ». Le gouvernement privilégie en revanche l'indexation complète du barème sur l'inflation.
Ce que le gouvernement annonce et ce qu'il exclut
Interrogée sur BFMTV, Maud Bregeon a été catégorique : il est « hors de question de geler ce qu'on appelle le barème ». Elle a ajouté que l'indexation intégrale sur l'inflation pourrait même se traduire par « une petite baisse d'impôt » pour certains contribuables, puisque les seuils de tranche augmenteraient « légèrement » en fonction de l'inflation.
« Nous proposerons l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation complète, pas en partie. Il est hors de question de geler ce qu'on appelle le barème. »
Contexte budgétaire : où trouver les économies ?
Ce positionnement intervient alors que l'exécutif doit identifier 30 milliards d'euros d'économies pour réduire déficit et dette publics. Parmi les pistes évoquées figure une participation des retraités à hauteur de 6 milliards d'euros, une option que le gouvernement présente comme limitée et ciblée.
- 30 milliards d'euros : montant recherché d'économies pour 2027.
- 6 milliards d'euros : contribution envisagée provenant des retraités (selon l'exécutif).
- Maintien annoncé de l'indexation totale du barème de l'impôt sur le revenu.
Qui est concerné et qui est censé être préservé
Maud Bregeon a précisé que les retraités ne supporteraient pas « l'effort central » du budget et que « aucun retraité ne verra évidemment sa pension diminuer ». Le gouvernement assure également que les retraités les plus modestes seront « principalement préservés ». Ces éléments sont cependant posés comme des lignes directrices : le détail des mesures et leur traduction chiffrée seront discutés lors de l'examen parlementaire du projet, programmé à partir d'octobre.
Questions laissées ouvertes
Plusieurs points restent flous : le coût exact de l'indexation complète n'a pas été chiffré par la porte-parole lors de son intervention. Par ailleurs, le ministre des Comptes publics avait évoqué le choix difficile entre l'indexation des pensions et le maintien de l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités, rappelant la nécessité d'économies substantielles sur les pensions si l'on veut atteindre l'objectif de réduction du déficit.
Conséquences pratiques pour les contribuables
Concrètement, l'engagement d'indexer le barème sur l'inflation signifie que les seuils des tranches d'imposition devraient être revalorisés intégralement, limitant ainsi l'effet d'« inflation fiscale » (bracket creep). Selon la porte-parole, cette mesure pourrait même réduire légèrement la pression fiscale pour certains foyers, mais l'effet réel dépendra du taux d'inflation retenu et des autres mesures budgétaires qui seront adoptées dans le projet pour atteindre les 30 milliards d'économies.
| Élément | Montant / précision |
|---|---|
| Économies recherchées | 30 milliards d'euros |
| Participation envisagée des retraités | 6 milliards d'euros |
| Abattement fiscal des retraités évoqué | abattement de 10% (question posé par le ministre des Comptes publics) |
Le projet de budget 2027 sera débattu à l'Assemblée dès octobre. Les annonces de la porte-parole donnent un cadrage clair sur le traitement du barème de l'impôt sur le revenu, mais la traduction précise en recettes et compensations reste dépendante des arbitrages à venir.