Un taux fixé à 2,50 % net jusqu'au 31 juillet 2026
Le Livret d'Épargne Populaire (LEP) est rémunéré à 2,50 % net depuis le 1er février 2026, taux arrêté par un décret daté du 28 janvier 2026. Cette rémunération s'applique jusqu'au 31 juillet 2026, date de la prochaine révision officielle.
Comparaison avec la période précédente et le Livret A
Sur les six mois antérieurs (du 1er août 2025 au 31 janvier 2026), le LEP avait été rémunéré à 2,70 %. Pour la même période, le Livret A était fixé à 1,50 %. Le LEP conserve donc un écart d'environ 1 point par rapport au Livret A, marge décidée par les autorités pour soutenir les ménages à faibles ressources.
Ce que cela rapporte en euros
La rémunération est nette : exonération d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Concrètement :
- Sur 1 000 € déposés, le LEP rapporte 25 € en un an, contre 15 € pour un Livret A à 1,50 % (soit 10 € d'écart).
- Au plafond autorisé du LEP, fixé à 10 000 €, la rémunération à 2,50 % génère 250 € d'intérêts annuels.
| Produit | Taux | Gain sur 1 000 € (1 an) | Gain sur 10 000 € (1 an) |
|---|---|---|---|
| LEP | 2,50 % | 25 € | 250 € |
| Livret A | 1,50 % | 15 € | 150 € |
Pourquoi le différentiel existe et quelles conséquences ?
La réglementation impose seulement un écart minimal entre LEP et Livret A, mais le niveau majoré du LEP est un choix public visant à protéger le pouvoir d'achat des foyers modestes et à encourager l'ouverture du livret chez les personnes éligibles. L'accès au LEP reste conditionné au respect de plafonds de ressources fondés sur le revenu fiscal de référence.
Ce qu'il faut surveiller
La prochaine révision interviendra le 1er août 2026. Le sens de l'évolution dépendra d'un nouvel arbitrage ministériel. Au regard de la trajectoire récente de l'inflation, une baisse du taux semble peu probable, alors qu'une revalorisation du Livret A a été annoncée le 30 juin 2026 sans que son niveau soit précisé. Les décisions à venir pourront modifier l'écart de rendement et inciter certains ménages éligibles à ouvrir ou renégocier leur placement.
Pour les détenteurs de comptes d'épargne classiques, il convient de rappeler que seuls les livrets réglementés comme le LEP, le Livret A et le LDDS sont exonérés d'impôts et de contributions sociales ; les produits bancaires ordinaires voient leurs intérêts soumis au prélèvement forfaitaire unique ou, sur option, au barème de l'impôt sur le revenu.
En pratique, l'impact est tangible : pour des foyers disposant de l'enveloppe maximale du LEP, la rémunération nette représente un complément non négligeable au pouvoir d'achat. À la veille de la nouvelle révision, les ménages concernés gagneront à vérifier leur éligibilité et à comparer les plafonds et la fiscalité des différents livrets réglementés.