Un marché stable malgré la pression sur le pouvoir d'achat
Le secteur de la confiserie en France a montré une remarquable résilience en 2025: les ventes hors chewing-gum ont progressé de +0,5 % en volume par rapport à 2024, selon les données communiquées par le syndicat des Confiseurs de France. Ce résultat intervient dans un contexte macroéconomique tendu, où les ménages cherchent à maîtriser leur budget tout en conservant quelques gestes de consommation plaisir.
Des comportements d'achat solidement ancrés
La confiserie conserve une large base de consommateurs: près de 90 % des Français ont acheté des bonbons ou confiseries en 2025. Le budget moyen annuel par foyer consacré à ces produits reste stable à 41,50 €, pour une fréquence d'achat moyenne d'environ 11 fois par an. Ces chiffres traduisent la nature « accessible » du segment, souvent perçu comme un petit loisir peu coûteux dans une période de contraintes budgétaires.
« petits plaisirs de la vie »
Les catégories qui tirent le marché
Quelques familles de produits tirent l'ensemble du marché vers le haut. Les assortiments de bonbons enregistrent une hausse de +3,6 % en volume, les bonbons gélifiés progressent de +2,4 % et les guimauves de +2 %. La performance la plus notable concerne les nougats et tourons, en hausse de +4,4 %, signe d'une appétence pour certaines spécialités, notamment durant les saisons festives.
- Ventes totales (hors chewing-gum): +0,5 % en volume (2025 vs 2024).
- Taux d'achat: 90 % des Français ont acheté des confiseries en 2025.
- Dépense moyenne: 41,50 € par foyer et par an.
| Catégorie | Évolution en volume (2025) |
|---|---|
| Assortiments de bonbons | +3,6 % |
| Bonbons gélifiés | +2,4 % |
| Guimauves | +2 % |
| Nougats / tourons | +4,4 % |
Le rôle des temps festifs et des occasions
Les moments festifs continuent de soutenir la consommation: Halloween 2025 a par exemple contribué à une augmentation en volume de +0,6 % pour la période correspondante. Ces rendez-vous demeurent des leviers importants pour les industriels et commerçants du secteur, car ils concentrent des achats de plus gros volumes et favorisent les produits saisonniers ou premium.
Conséquences pour les acteurs et le consommateur
Pour les industriels et distributeurs, la dynamique observée invite à consolider l'offre sur les segments porteurs (assortiments, gélifiés, nougats) tout en maîtrisant les coûts pour préserver le positionnement « accessible ». Du côté des consommateurs, la stabilité du panier moyen montre que les confiseries restent un poste de dépense priorisé, malgré les arbitrages imposés par la conjoncture.
Enfin, si la progression en volume demeure modeste, elle illustre un principe clé: les biens « plaisir à faible coût » peuvent jouer un rôle anti-cyclique, en conservant une demande même lorsque le pouvoir d'achat est contraint. Cela offre une fenêtre d'opportunité pour les acteurs qui parviendront à innover sans renchérir les prix.