Une hausse des inscriptions malgré un léger répit en début d’année
Les derniers chiffres consolidés par la Dares et France Travail montrent que le département du Cher a vu le nombre de demandeurs d’emploi repartir à la hausse au 2e trimestre 2026. Après une brève accalmie en début d’année, le nombre de personnes inscrites en catégorie A (sans activité et tenues de rechercher un emploi) a augmenté de 1,1 % par rapport au trimestre précédent et de 2,4 % sur un an, pour atteindre 12 030.
Ce que disent les autres indicateurs régionaux
Sur l’ensemble du département, lorsqu’on additionne les catégories A, B et C (demandeurs tenus de rechercher un emploi, dont ceux en activité réduite), le total s’établit à 21 940, contre 21 550 au trimestre précédent. En Centre-Val de Loire, la part des personnes inscrites en catégorie A augmente de 1,9 % sur le trimestre.
- Catégorie A (Cher) : 12 030 demandeurs (+1,1 % q/q, +2,4 % an)
- Catégories A, B, C (Cher) : 21 940 demandeurs (contre 21 550 au trimestre précédent)
- Centre-Val de Loire : catégories A, B, C en hausse de 1,9 % ce trimestre
Variations par zones d'emploi
Les évolutions ne sont pas homogènes sur le territoire. Par exemple, la stabilisation observée à Vierzon pour la catégorie A (stable sur le trimestre) contraste avec la situation de Bourges, où la courbe est à la hausse (+2,3 % sur un an). Ces différences locales témoignent d’une reprise d’activité hésitante et d’un marché du travail segmenté.
| Indicateur | Valeur | Évolution |
|---|---|---|
| Demandeurs catégorie A (Cher) | 12 030 | +1,1 % vs T1 2026 ; +2,4 % sur 1 an |
| Demandeurs A, B, C (Cher) | 21 940 | 21 550 au T1 2026 |
| Variation régionale (A) | +1,9 % | Centre-Val de Loire, ce trimestre |
Un lien avec la pauvreté : le RSA et l’inscription à France Travail
Ces chiffres sur le chômage arrivent peu de jours après une étude de l’Insee (21 juillet) concernant le Revenu de solidarité active (RSA). À la fin 2024, le Cher comptait 9 850 bénéficiaires du RSA, mais moins de la moitié — 43,7 % — étaient parallèlement inscrits à France Travail. L’étude souligne que les bénéficiaires du RSA sont globalement moins souvent en emploi que les non-bénéficiaires : parmi ceux inscrits à France Travail, 75,1 % des allocataires du RSA n’étaient pas en emploi.
Conséquences et perspectives
Sur le plan pratique, la hausse des inscriptions signifie une pression renouvelée sur les services d’accompagnement et sur les dispositifs d’insertion locaux. Pour les ménages, cela peut se traduire par une incertitude accrue des revenus et une demande prolongée de prestations sociales. À l’échelle macroéconomique, ces mouvements s’inscrivent dans une conjoncture nationale encore incertaine, marquée par une croissance molle et des tensions géopolitiques qui pèsent sur l’investissement et l’emploi.
Reste que ces données départementales doivent être lues en lien avec d’autres indicateurs (emploi salarié, créations d’entreprise, offres disponibles) pour apprécier la solidité de la reprise sur le territoire. En l’état, le Cher illustre une dynamique de marché du travail qui reste fragile et contrastée.