Une information environnementale intégrée au ticket de caisse
La Coopérative U a annoncé la généralisation d'un « ticket carbone » à l'ensemble de ses 1 900 magasins. Les clients qui choisissent le ticket dématérialisé reçoivent désormais, en ligne ou en magasin, un bilan chiffré de l'empreinte carbone liée à leurs achats.
Comment est calculé cet indicateur ?
Pour estimer l'impact en émissions de gaz à effet de serre, l'enseigne s'appuie sur la base de données Agribalyse fournie par l'Agence de la transition écologique (Ademe). La méthode prend en compte « tout le cycle de vie du produit, de la production jusqu'au produit en rayon », a expliqué la directrice RSE de l'enseigne.
« Cela prend tout le cycle de vie du produit, de la production jusqu’au produit en rayon »
Un enjeu majeur pour l'enseigne
Selon la direction RSE, 95 % de l'impact carbone lié à l'enseigne provient des produits vendus en magasin. Le ticket carbone vise donc à rendre visible cet impact et à proposer des pistes pour le réduire, sans formuler d'ordres.
- Le bilan carbone global des achats est communiqué aux clients ayant opté pour la version par mail du ticket.
- Les estimations couvrent aussi bien les produits de marque propre que les marques nationales.
- Des recommandations d'achats accompagnent le décompte, par exemple privilégier des protéines végétales, des produits de saison ou d'origine France.
Contexte sectoriel
U rejoint d'autres distributeurs qui ont déjà mis en place des dispositifs comparables : Carrefour permet depuis 2023 aux clients réalisant leurs courses en ligne de consulter l'empreinte carbone totale, intégrant aussi le transport (livraison ou drive), tandis qu'E.Leclerc a lancé en avril un calcul du « coût environnemental » pour ses produits de marque propre.
Conséquences pour le consommateur et le marché
Sur le plan pratique, l'initiative offre aux acheteurs une information supplémentaire au moment de faire leurs actes de consommation. Rendre visible l'impact climatique des achats peut modifier les choix, mais l'ampleur de la bascule dépendra de l'aisance à comparer les produits et de la place des variations de prix. Pour l'instant, l'enseigne précise vouloir orienter plutôt que culpabiliser.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Nombre de magasins concernés | 1 900 |
| Part de l'impact liée aux produits vendus | 95 % |
À terme, la diffusion de ce type d'information pourrait pousser les distributeurs à jouer un rôle accru dans la transition écologique des consommations alimentaires, en adaptant l'offre, l'étiquetage et éventuellement la politique tarifaire. Pour les ménages, il s'agit d'un nouvel outil d'information — utile si on l'accompagne d'un accès simple aux comparaisons et sans attendre que l'écart soit uniquement décidé par le prix.