Une hausse généralisée des frais de dossier
Les frais de dossier exigés lors d’un crédit à la consommation ont continué d’augmenter sur un an, selon une étude réalisée par Moneyvox auprès de 124 établissements. Ces sommes servent à couvrir l’analyse du dossier, la vérification de la solvabilité, le calcul du taux d’endettement et la préparation du contrat. Mais leur niveau et leur mode de calcul varient fortement d’une banque à l’autre.
Des pratiques majoritairement proportionnelles
Parmi les banques étudiées, 103 appliquent une tarification proportionnelle au montant emprunté, souvent calée autour de 1 % du capital accordé. Certaines formules combinent un pourcentage avec des minimums et des plafonds : c’est le cas, par exemple, du CCF (ex-HSBC France) qui applique 1 % jusqu’à 75 000 € avec un minimum de 60 € et un plafond à 300 €, avant de basculer sur un forfait de 480 € au-delà.
Des plafonds en nette progression
Si les minimums demandés demeurent relativement stables (ils vont de 20 € à 100 €, pour une moyenne de 73 €), ce sont les plafonds qui augmentent le plus. La moyenne des plafonds observés atteint désormais 443 € contre 390 € l’an passé, soit une hausse de 13,5 %. Selon l’établissement, le plafond peut rester bas (200 € chez certaines agences de La Banque Postale) ou culminer à 960 € (Crédit Agricole Franche-Comté).
- Minimums observés : 20 € à 100 € (moyenne 73 €).
- Plafonds : moyenne 443 € (+13,5 % en un an), extrêmes de 200 € à 960 €.
- Mode de facturation : 103 banques sur 124 facturent proportionnellement, souvent à 1 %.
Un coût relatif plus lourd pour les petits montants
L’augmentation des plafonds et la présence de minimums ont un impact disproportionné sur les petits prêts. Pour un prêt personnel de 5 000 €, Moneyvox estime que les frais moyens s’élèvent à 68 €, soit 1,36 % du capital emprunté. Autrement dit, sur des sommes modestes, la part des frais de dossier dans le coût total du crédit augmente sensiblement.
Conséquences pour les emprunteurs et stratégies bancaires
Pour les particuliers, ces évolutions renforcent l’intérêt de comparer les offres avant de souscrire : le même crédit peut générer des frais très différents selon la banque et le montant emprunté. Du côté des établissements, la hausse des plafonds suggère une volonté de sécuriser des revenus annexes, tout en modulant la facturation selon le segment clientèle (petits prêts vs gros financements).
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre de banques étudiées | 124 |
| Banques facturant proportionnellement | 103 |
| Moyenne des minimums | 73 € |
| Moyenne des plafonds | 443 € (vs 390 € l’an passé) |
| Frais moyens pour 5 000 € | 68 € (1,36 %) |
Que peuvent faire les emprunteurs ?
Avant de s’engager, il est conseillé de :
- vérifier si la banque applique un minimum et un plafond ;
- calculer le taux effectif global (TEG) qui intègre ces frais pour comparer le coût réel ;
- négocier ou demander des exonérations si le client est déjà relationnellement important pour l’établissement.
Les différences observées entre établissements et la montée des plafonds montrent que, même pour des crédits à la consommation de faible montant, les frais de dossier restent un levier tarifaire significatif. Les consommateurs, comme les comparateurs, doivent en tenir compte pour évaluer le vrai prix d’un emprunt.