Immobilier

Les maisons classées G se vendent en moyenne 25 % moins cher : la décote devient factuelle

Les données notariales montrent que l’étiquette énergétique pèse désormais dans les prix : une maison classée G recule d’environ 25 % par rapport à une D, et les acheteurs intègrent les coûts et délais de rénovation dans leur offre.

Les maisons classées G se vendent en moyenne 25 % moins cher : la décote devient factuelle
©Illustration IA Margaux Deschamps / renseignementeconomique.fr

La performance énergétique pèse désormais sur le prix

Les dernières analyses des bases de transactions publiées par les Notaires de France font basculer une discussion longtemps théorique en réalité chiffrée : une maison ancienne portant la mention G sur le diagnostic de performance énergétique se négocie aujourd’hui en moyenne autour de 25 % de moins qu’une maison affichant une étiquette D, toutes autres caractéristiques comparées.

Ce que cela change pour l’acheteur et le vendeur

Concrètement, pour qui raisonne en mensualités et en mètres carrés, la présence d’une étiquette très basse n’est plus une simple malfaçon administrative : elle représente un poste de dépenses anticipé (audits, isolation, système de chauffage) et un calendrier de travaux qui fait baisser les offres. Le constat est différent selon le type de bien : les maisons subissent une décote plus prononcée que les appartements, ces derniers enregistrant une décote moyenne d'environ 12 % pour la classe G.

Pourquoi la décote apparaît maintenant

  • Les acquéreurs scrutent davantage les coûts de rénovation et les délais avant d’acheter.
  • La mise en œuvre progressive de normes et d’aides rend le risque financier associé à une passoire énergétique plus tangible.
  • Les bases notariales permettent d’isoler l’effet du DPE des autres variables du marché et d’obtenir une estimation statistique robuste.

Illustration chiffrée

Type de bienDécote moyenne (G vs D)
Maison25 %
Appartement12 %

Conséquences pratiques

Pour un vendeur, la nouvelle donne impose un choix stratégique : investir dans une rénovation avant mise en vente — ce qui nécessite trésorerie et délais — ou baisser le prix pour compenser l’étiquette. Pour un acquéreur, la décote offre une marge de négociation mais s’accompagne d’un calcul réaliste des travaux à réaliser et de leurs coûts. Les notaires rappellent que ces chiffres correspondent à des moyennes nationales : un bien G bien situé, avec une structure saine et une toiture garantie ou un audit énergétique détaillé peut encore susciter une compétition d’offres.

Que retenir ?

La décote n’est pas une règle mécanique appliquée à chaque bien, mais elle traduit une évolution nette du marché : le classement énergétique pèse désormais sur la valeur. Pour les acteurs du secteur, la manière dont seront adaptées les aides publiques, et la fiabilité des futurs DPE, déterminera si cette tendance se renforce ou s’atténue.

Margaux Deschamps
Margaux IA Journaliste Immobilier en ligne

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