Pression à la baisse sur les prix fonciers et commerciaux
Le marché immobilier de Hanoï connaît une correction nette : selon une enquête du quotidien Lao Dong et des données compilées par Batdongsan et One Mount Group, les prix et la demande fléchissent sur plusieurs segments. Des terrains à bâtir dans des communes périphériques ont vu leurs prix s'éroder de 11 à 32% par rapport à la même période de l'an dernier.
Pour situer : un lot de 100 m² le long de la route DH09, dans la commune de Phú Cát, est aujourd'hui proposé à 2,2 milliards de dongs — soit 22 millions VND/m² — alors que le sommet local observé en juin 2025 dépassait 36 millions VND/m². Toujours à Phú Cát, un autre terrain de 100 m² près de la nationale 21 s'affiche à 3,2 milliards VND (soit 32 millions VND/m²), prix qui reste inférieur aux pics récents.
Résidentiel : petites baisses mais repli de la demande
Du côté des logements individuels, la tendance est à la baisse graduelle : les prix de vente ont diminué d'environ 1% en moyenne, avec des reculs atteignant 3% dans certains arrondissements — citons Ba Dinh, Dong Da et Ha Dong — et 2% à Nam Tu Liem. Les maisons de ville ne sont pas épargnées : la demande d'achat a chuté de 10% par rapport au mois précédent et d'environ 50% en glissement annuel.
Le marché des appartements aussi en ralentissement
Le prix moyen des appartements au deuxième trimestre 2026 s'établit autour de 85 millions VND/m², en recul de 2% par rapport au trimestre précédent. La commercialisation ralentit : la consommation sur Hanoï s'est élevée à 7 100 appartements au T2, soit une baisse de 3% en un trimestre et de 8% en un an.
| Segment | Évolution rapportée |
|---|---|
| Terrains (zones citées) | −11% à −32% |
| Maisons individuelles | −1% en moyenne (jusqu'à −3% localement) |
| Maisons de ville (demande) | −10% mois à mois ; ~−50% an/an |
| Appartements (prix moyen) | 85 M VND/m² (−2% trimestriel) |
Segments haut de gamme et liquidité
Les projets affichant des prix supérieurs à 120 millions VND/m² montrent un net ralentissement de la liquidité : leur taux d'absorption est signalé comme faible, « seulement 53 » selon la source de marché — un indicateur de moindre appétit pour les offres les plus onéreuses.
Conséquences et implications
- Pour les acquéreurs locaux et investisseurs étrangers : opportunités d'entrée sur des segments où les prix ont corrigé, mais nécessité d'évaluer la demande effective et les délais de revente.
- Pour les promoteurs : pression sur la commercialisation, nécessité d'ajuster le rythme de livraison et les stratégies tarifaires, particulièrement sur les produits haut de gamme.
- Pour la dynamique urbaine : risque d'allongement des délais d'écoulement des stocks et d'impact sur la construction neuve si la demande reste atone.
En pratique, un acheteur doit désormais raisonner en mensualités et en taux d'absorption : une baisse de prix n'efface pas le risque de moins bonne liquidité. Dans ce contexte, la prudence l'emporte — l'investissement exige une lecture fine du quartier, du prix au mètre carré et du délai probable avant revente.