Une mobilisation professionnelle contre une réorganisation interne
Les psychologues travaillant pour France Travail en région Provence-Alpes-Côte d'Azur ont annoncé une journée de grève le 24 septembre, avec un rassemblement prévu dès 8h30 devant la direction régionale. Leur mouvement vise principalement la décision de supprimer l'animation régionale de la profession au sein de la structure et la diminution des effectifs, deux éléments que les professionnels jugent essentiels pour assurer un accompagnement de qualité.
Présents dans l'institution depuis 2010, les psychologues de la région rappellent qu'ils ont déjà subi plusieurs vagues de réorganisation. Une transformation notable a eu lieu en 2017, qui a redistribué les psychologues au sein des agences territoriales et fragmenté leurs collectifs professionnels. Jusqu'à présent, l'animation régionale permettait d'organiser des rencontres et de maintenir une cohérence professionnelle au-delà des découpages locaux.
Ce que contestent les psychologues
- La suppression des réunions techniques bimestrielles qui rassemblaient les psychologues en présentiel pendant une journée ;
- La réduction du rôle de l'animateur régional, perçue comme une perte de régulation et de cadrage métier ;
- La baisse des effectifs, qui alourdit les charges et augmente le risque d'isolement.
Pour les professionnels, ces réunions n'étaient pas de simples rendez-vous administratifs : elles servaient à échanger sur des questions réglementaires et déontologiques, à mutualiser les outils et pratiques, à nourrir la formation continue et à prévenir l'isolement. Leur suppression, estiment-ils, affaiblit la capacité collective à adapter les pratiques aux besoins du terrain et à remonter les problématiques locales vers la direction.
| Repère | Information |
|---|---|
| Présence des psychologues dans l'institution | Depuis 2010 |
| Réorganisation majeure | 2017 (répartition dans les agences) |
| Jour de grève | 24 septembre 2026 |
Conséquences pour les usagers et le réseau
La disparition de ces espaces d'échange pose une double problématique : d'une part, elle fragilise la qualité du conseil et du suivi offerts aux allocataires, en réduisant les temps de validation collective des pratiques ; d'autre part, elle peut accroître le sentiment d'isolement professionnel parmi les psychologues, avec des risques de moindre coordination et d'appauvrissement des réponses aux situations complexes.
Plusieurs courriers ont été adressés à la direction régionale pour contester la décision et demander un bilan de la réorganisation. La mobilisation du 24 septembre constitue la première étape visible d'une contestation qui, si elle dépasse la seule région PACA, pourrait ouvrir un débat plus large sur l'organisation des métiers d'accompagnement au sein de France Travail.
Pour les demandeurs d'emploi et les acteurs locaux, le mouvement interroge la capacité de l'institution à maintenir des standards professionnels et à garantir des relais efficaces entre territoires. Les réponses de la direction régionale lors du rassemblement et des échanges à venir seront déterminantes pour savoir si les psychologues obtiendront des garanties sur le maintien d'espaces de régulation et sur des effectifs adaptés aux besoins.