Un décès qui interroge la sécurité des intérimaires sur les chantiers
Le 15 juillet 2025, Matis Dugast, âgé de 19 ans, perdait la vie sur un chantier de réfection de route à Sainte-Flaive-des-Loups (Vendée). Employé en intérim depuis sept mois dans une entreprise de travaux publics, il a été enseveli sous de l’enrobé chauffé à 200 °C alors qu’il travaillait avec ses collègues. Un an après, sa mère, Murielle Dugast, continue son combat : obtenir des responsabilités, faire reconnaître la gravité des manquements éventuels et éviter que d’autres jeunes n’aient à payer le prix de lacunes en matière de sécurité.
« Un tel drame ne doit plus jamais avoir lieu. »
Ce rappel, exprimé par la mère de la victime, fait écho à des enjeux concrets : la formation sécurité des intérimaires, l’organisation des chantiers et la mise en œuvre effective des règles de prévention. La victime, intérimaire dans la société de travaux publics depuis sept mois, travaillait sur une opération de pose et de traitement d’enrobé lorsqu’il a été pris au piège par le matériau chauffé.
Conséquences judiciaires et calendrier
La famille attend désormais le procès, programmé pour janvier 2027. Ce rendez‑vous judiciaire doit permettre de faire la lumière sur les responsabilités — de l’entreprise utilisatrice, de l’entreprise prestataire ou d’autres acteurs — et d’évaluer si les règles de prévention et d’encadrement du personnel intérimaire ont été correctement appliquées.
| Événement | Date / information |
|---|---|
| Accident | 15 juillet 2025 |
| Âge de la victime | 19 ans |
| Situation professionnelle | Intérimaire depuis 7 mois |
| Température de l’enrobé | 200 °C |
| Procès prévu | Janvier 2027 |
Ce que cela change pour les salariés et les employeurs
Derrière ces dates et ces chiffres se posent des questions pratiques pour les acteurs du secteur : la robustesse des briefings sécurité, l’adéquation des protections collectives et individuelles, et la vigilance portée aux personnels temporaires souvent moins intégrés aux dispositifs d’information. Pour les salariés, en particulier les jeunes et les intérimaires, ce cas illustre la nécessité d’un accès effectif à la formation sécurité et à des consignes visibles et comprisessur le terrain.
- Pour les employeurs : prendre en compte la vulnérabilité des intérimaires et formaliser les transferts d’information sécurité entre entreprises.
- Pour les intérimaires : exiger la formation minimale et les protections adaptées avant toute mise au poste.
- Pour les pouvoirs publics : suivre les suites judiciaires pour adapter si nécessaire les contrôles et la réglementation.
La famille de Matis a choisi de rendre publique son attente du procès et son souhait que l’histoire de son fils serve de leçon. Le suivi judiciaire apportera des éléments factuels sur les responsabilités ; d’ici là, l’affaire alimente le débat sur la manière dont la prévention des risques au travail est mise en œuvre, notamment pour des travailleurs précaires et jeunes.