Un plan d'investissement public massif et une exigence d'efficience
Dans le cadre des priorités définies pour la période 2026‑2030, l'État place la modernisation des infrastructures socio‑économiques au rang des « avancées stratégiques ». Le plan d'investissement public à moyen terme associé à ces ambitions représente, selon le texte examiné, un montant d'environ 8,22 millions de milliards de VND. Dans ce contexte, les autorités et les contrôleurs mettent désormais l'accent non seulement sur la vitesse des décaissements mais surtout sur la qualité et la rentabilité socio‑économique de chaque projet.
Le rôle central de la Cour des comptes
Au séminaire intitulé « La Cour des comptes accompagne l’amélioration de l’efficacité des investissements publics » du 10 juillet, des responsables ont rappelé que l'audit et le contrôle sont des leviers indispensables pour éviter le gaspillage des fonds publics et maximiser l'effet d'entraînement des dépenses. L'idée centrale est simple : pour prétendre à une croissance à deux chiffres, chaque VND investi doit produire des retombées mesurables sur la productivité, l'emploi et le revenu des ménages.
« Pour atteindre l’objectif d’une croissance à deux chiffres, le pays a besoin de l’implication synchronisée de l’ensemble du système politique, des agences étatiques à tous les niveaux jusqu’à la population et le monde des affaires. »
Des attentes pratiques et des enjeux concrets
Les interventions de la Cour visent à identifier les goulots d'étranglement — délais, surcoûts, projets mal dimensionnés — et à imposer des critères d'évaluation plus stricts pour que chaque projet délivre une valeur socio‑économique tangible. Ces exigences s'inscrivent dans une volonté politique plus large, rappelée par les récentes résolutions sur le développement régional, la science, la technologie et la transformation numérique : l'objectif est de créer de nouveaux moteurs de croissance basés sur la productivité et l'innovation.
Ce que cela signifie pour l'économie réelle
- Meilleure priorisation des projets : concentration des ressources sur des infrastructures à fort effet multiplicateur.
- Suivi renforcé : audits ex ante et ex post pour limiter les retards et les surcoûts.
- Mesure d'impact : exigence d'indicateurs clairs de création d'emplois, d'augmentation de productivité ou d'amélioration des services publics.
Chiffres clés
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Plan d'investissement public 2026‑2030 | 8,22 millions de milliards de VND |
Conséquences politiques et économiques
Demander l'efficacité revient à transformer le pilotage de l'investissement public : les administrations devront rendre des comptes sur des résultats concrets, et non sur des seuls décaissements. Pour le secteur privé, une meilleure allocation des capitaux publics peut signifier des infrastructures plus utiles et des opportunités accrues d'investissement, tandis que l'amélioration de la productivité entraînera in fine un surcroît de recettes fiscales et une marge de manœuvre budgétaire accrue.
La réussite de cette stratégie dépendra cependant d'une coordination étroite entre les autorités nationales, les administrations locales, la Cour des comptes et le monde économique. Sans un suivi rigoureux et des outils d'évaluation fiables, le risque persiste que des ressources considérables ne produisent qu'un impact limité sur le niveau de vie des citoyens.