Retour au bureau : un coup de pouce tangible pour la restauration
Le recul du télétravail commence à se traduire en chiffres concrets pour la filière restauration. Une analyse de la société TouchBistro montre qu'en 2025 près de quatre restaurants sur cinq ont enregistré une hausse de leur affluence par rapport à l'année précédente, traduisant un mouvement de retour des salariés dans les centres urbains et sur leurs lieux de travail.
Ce regain d’activité s’est surtout fait sentir sur les services du midi et les consommations matinales et en fin d’après-midi : cafés du matin, déjeuners rapides et sorties en fin de journée profitent à la fois d’un flux de clients plus abondant et d’un comportement de dépense qui reprend progressivement.
Des hausses significatives qui favorisent certains segments
À l’échelle nationale, les visites ont augmenté de 34 % selon les données examinées par TouchBistro. Le secteur des bistros, cafés et brasseries concentre les gains les plus nets, avec une augmentation d’affluence de 40 %, signe d’un retour aux habitudes urbaines de consommation.
| Indicateur | Variation observée |
|---|---|
| Restauration : établissements concernés | ≈ 80 % ont vu une hausse |
| Visites globales (nation) | +34 % |
| Bistros, cafés et brasseries | +40 % |
Conséquences pour l’emploi et l’organisation du travail
Pour les salariés du secteur, cette reprise d’activité se traduit par une demande accrue de personnel en salle et en cuisine, et donc par des perspectives d’embauche ou d’augmentation des heures travaillées dans les établissements qui réussissent à capter ce retour de clientèle. Pour les employeurs, la priorité devient d’adapter les équipes aux nouveaux pics (midi, matin, fin d’après-midi), de revoir les horaires et potentiellement de renforcer la formation au service rapide et à la gestion des flux.
- Employeurs : besoin de flexibilité horaire et renforcement des équipes sur les créneaux clés.
- Salariés : opportunités d’emploi ou d’heures supplémentaires, mais aussi pression sur la disponibilité et les rythmes.
- Demandeurs d’emploi : secteur plus propice au recrutement local, possibilité de contrats courts ou modulés.
Risque d’inversion lié aux prix de l’énergie
La dynamique reste toutefois fragile. Les premières données pour 2026 sont encouragentes, mais la montée des cours de l’essence liée aux tensions au Moyen-Orient, notamment la guerre en Iran, peut peser sur le pouvoir d’achat et freiner les déplacements et dépenses des ménages. Il faudra observer si la tendance se maintient à l’automne, lorsque les effets saisonniers et économiques se conjugueront.
En clair : la réduction du télétravail redistribue des clients vers les commerces alimentaires urbains et crée des opportunités d’emploi dans un secteur longtemps marqué par la crise. Reste à savoir si ce redressement sera durable face aux chocs extérieurs et à la sensibilité des foyers aux prix de l’énergie.