Un pont académique‑industriel pour faire émerger la deeptech
Le partenariat PHAROS (Partnership for High‑tech Academic Research, Open innovation & Startups) lance une dynamique conjointe entre la France et l'Égypte visant à accélérer la « deeptech » : cœurs de technologies issues de la recherche, difficiles à reproduire et à commercialiser. L'initiative associe, côté français, l'Université Paris‑Saclay, et, côté égyptien, l'Université d'Alexandrie et le STDF (Science and Technology Development Fund). Deux industriels majeurs, Orange et Schneider Electric, rejoignent le dispositif pour rapprocher recherche et besoins industriels.
L'objectif est clair : ne pas laisser les résultats scientifiques dormir dans les laboratoires, mais les orienter vers des prototypes et des offres qui répondent à des feuilles de route industrielles concrètes. PHAROS se présente donc comme un dispositif structurant — à la fois pour la recherche collaborative, la formation de talents (étudiants et postdoctorants) et la création d'un vivier pérenne de startups deeptech.
Des étapes définies, du laboratoire au marché
- Identifier des thématiques de recherche prioritaires alignées sur les besoins industriels ;
- Développer des projets de recherche conjoints entre les universités et les industriels ;
- Accompagner la transformation des résultats scientifiques en prototypes et en entreprises naissantes.
Dans les faits, PHAROS vise à créer un écosystème d'innovation où la recherche académique alimente directement la chaîne de valeur industrielle : identification des enjeux, développement technologique, puis maturation vers des offres commerciales ou des startups.
Quels enjeux pour les industriels et pour la France ?
Pour Orange et Schneider Electric, l'intérêt est double : accéder à des compétences et des résultats de recherche à fort potentiel, et orienter ces efforts vers des besoins opérationnels précis. Pour les universités, la promesse est celle d'une meilleure valorisation des travaux et d'opportunités concrètes pour leurs étudiants et chercheurs.
| Acteur | Rôle attendu |
|---|---|
| Université Paris‑Saclay | Recherche académique et coordination scientifique |
| Université d'Alexandrie | Recherche conjointe et formation |
| STDF | Financement et soutien institutionnel en Égypte |
| Orange | Partenariat industriel, identification des besoins |
| Schneider Electric | Partenariat industriel, feuille de route technologique |
Si le communiqué ne détaille pas encore de budget, de calendrier précis ni de dispositifs d'accompagnement financiers, il positionne PHAROS comme une réponse structurée à la difficulté récurrente : transformer des résultats de recherche en produits et entreprises viables. Le dispositif promet notamment de former un vivier durable de startups deeptech qui seront ensuite accompagnées jusqu'à la phase de prototypage.
Au-delà des bénéfices immédiats pour les partenaires, PHAROS illustre une stratégie plus large : celle de lier étroitement écosystèmes académiques internationaux et acteurs industriels pour préserver et renforcer la compétitivité technologique. Reste maintenant à mesurer l'efficacité opérationnelle de ce partenariat sur le long terme : combien de projets aboutiront à des prototypes, puis à des entreprises viables ? Quels seront les retours pour l'emploi qualifié et pour l'innovation industrielle française ?