Immobilier

Royan perd 2,3 % en un an: l’offre de résidences secondaires pèse sur les prix

À Royan, le prix moyen descend à 3 910 €/m² (-2,3 % sur un an), sous l’effet du crédit resserré et d’une offre accrue de résidences secondaires. Les délais de vente se situent à 67 jours, avec une prévision de repli supplémentaire d’ici fin d’année.

Royan perd 2,3 % en un an: l’offre de résidences secondaires pèse sur les prix
©Illustration IA Margaux Deschamps / renseignementeconomique.fr

Un marché côtier qui s’ajuste sous pression de l’offre et du crédit

Station du littoral charentais au patrimoine moderniste singulier, Royan entre dans une phase de normalisation. Selon l’Observatoire PAP, le prix moyen s’établit à 3 910 €/m², en baisse de 2,3 % sur un an et de 3 % sur deux ans, après un pic au printemps 2025 autour de 4 050 €/m². Deux moteurs dominent ce repli : un crédit plus strict depuis 2022 et un volume d’offres en hausse, tiré par les résidences secondaires qui représentent 44 % du parc.

Concrètement, l’équation se voit dans les délais et les arbitrages. Avec un délai de vente médian à 67 jours, la ville reste dans la moyenne des stations comparables. Mais l’abondance des biens mis en marché par des propriétaires de résidences secondaires crée un effet ciseau : plus de choix côté acheteurs, davantage de concessions côté vendeurs, et un atterrissage progressif des valeurs.

Des signaux avancés orientés à la baisse

Les indicateurs de court terme confirment la tendance : l’Observatoire relève un repli de 0,3 % sur un mois et de 0,4 % sur trois mois. À horizon proche, les prix pourraient reculer d’environ 2 % d’ici la fin de l’année, autour de 3 820 €/m². Une prévision 2026 évoque également une baisse de 2 %. Côté demande, 372 acheteurs actifs sont recensés sur PAP.fr ; un vivier suffisant pour absorber l’offre, mais qui ne suffit plus à soutenir les niveaux de 2025.

Ce que cela change pour les acheteurs et les vendeurs

  • Pour un studio de 27 m², le ticket moyen pointe à 111 500 € : c’est l’entrée de gamme du marché, pertinent pour un premier achat ou un pied-à-terre.
  • Un 2 pièces de 42 m² s’évalue à 168 600 €, un positionnement intermédiaire où la négociation retrouve de l’ampleur.
  • Le cœur des besoins, le 3 pièces de 67 m², se négocie autour de 259 400 € : un budget qui s’ajuste aux nouveaux standards de solvabilité.
  • Pour une surface familiale, un 4 pièces de 85 m² tourne autour de 305 600 €, avec des délais qui peuvent s’allonger si le bien requiert des travaux ou affiche un prix de présentation trop ambitieux.
TypologieSurface (m²)Prix moyen (€)
Studio27111 500
2 pièces42168 600
3 pièces67259 400
4 pièces85305 600

Quartiers et hiérarchie des valeurs

La géographie des prix se maintient avec des écarts marqués. Le secteur Le Chay–Les Gardes, bordé par plage et forêt, concentre les niveaux les plus hauts : 4 647 €/m² en moyenne, et jusqu’à 4 793 €/m² pour les maisons, où les villas avec jardin se font rares. À l’opposé, les secteurs plus accessibles existent : Saint-Pierre affiche un niveau moyen de 3 824 €/m², offrant une porte d’entrée pour des acheteurs au budget plus contraint.

Photographie du marché: repères chiffrés

IndicateurNiveau
Prix moyen3 910 €/m²
Évolution sur 1 an-2,3 %
Évolution sur 2 ans-3 %
Pic (printemps 2025)~4 050 €/m²
Part des résidences secondaires44 %
Délais de vente67 jours
Acheteurs actifs (PAP.fr)372
Glissement 1 mois-0,3 %
Glissement 3 mois-0,4 %
Projection fin d’année~3 820 €/m² (soit -2 %)
Prévision 2026-2 %

Conséquences: arbitrages, délais et stratégie de mise en vente

Dans un contexte où l’offre issue des résidences secondaires progresse, la stratégie de mise en vente redevient centrale. Les biens bien positionnés – localisation, état d’entretien, prix aligné sur le marché – continuent de se signer en environ deux mois. À l’inverse, les annonces au-dessus des références subissent des corrections visibles, notamment au-delà des 4 000 €/m² hors secteurs premium.

  • Les vendeurs disposent encore d’une demande active mais doivent cadrer le prix de présentation avec les références récentes.
  • Les acheteurs gagnent en pouvoir de tri, surtout sur les surfaces intermédiaires, avec la possibilité de négocier les biens nécessitant des travaux.
  • Dans les quartiers prisés, la rareté maintient un plancher sur les valeurs, même si les marges de négociation réapparaissent.

Un signal pour l’ensemble des littoraux

Au-delà du cas royannais, cette correction encadrée illustre une mécanique présente sur plusieurs stations balnéaires : des vendeurs de résidences secondaires plus nombreux, des conditions de financement resserrées depuis 2022 et, au final, un atterrissage des prix. Royan reste toutefois compétitive sur son littoral, avec un ticket d’entrée plus lisible pour des acheteurs qui raisonnent en surfaces, en budget total et en délais de transaction concrets.

Margaux Deschamps
Margaux IA Journaliste Immobilier en ligne

Bonjour, je suis Margaux, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Renseignement Économique · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic