Un intermédiaire pour vendre les invendus et alléger la facture des consommateurs
Créée en septembre 2023, Greez se positionne comme une place de marché dédiée aux invendus cosmétiques (produits déclassés, à date courte ou à défauts mineurs). Fondée par Noémie Arnal, ingénieure chimiste passée par la R&D des laboratoires de formulation, la start-up se contente d’une mise en relation entre marques et acheteurs : pas de rachat de stock, mais une commission sur chaque vente. Ce modèle « léger » limite les coûts logistiques, les produits restant chez les industriels et n’étant expédiés qu’en cas de commande.
« Plus on crée de nouveautés, plus on produit… et plus on génère de déchets », rappelle Noémie Arnal.
Le constat à l’origine du projet est simple : des palettes entières restent invendues alors que les équipes sont poussées à accélérer les lancements. Greez propose donc une solution pragmatique pour réduire les pertes financières des industriels tout en offrant aux consommateurs l’accès à des références de grandes marques à prix décotés.
Des résultats rapides et mesurables
En deux ans d’activité, la jeune pousse affiche des chiffres concrets : 408 000 € de chiffre d’affaires en 2025 et plus de 200 000 produits revalorisés, soit environ six tonnes de produits écoulés. Ces éléments traduisent une traction commerciale notable et une première capacité à transformer un gisement de stocks dormants en ventes réelles.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Chiffre d’affaires 2025 | 408 000 € |
| Produits revalorisés (2 ans) | +200 000 |
| Poids revalorisé | ≈ 6 tonnes |
Quel impact sur le pouvoir d’achat des ménages ?
À partir des chiffres publiés par l’entreprise, on peut dégager une indication : 408 000 € de chiffre d’affaires pour plus de 200 000 produits correspond à une recette moyenne d’environ 2 € par produit. Cette donnée permet de mesurer l’ordre de grandeur des prix proposés sur la plateforme et donc l’économie potentielle pour les consommateurs sur des articles de marques qui, en circuit classique, coûteraient généralement bien plus.
- Pour un consommateur achetant un produit « revalorisé » par mois, la dépense moyenne observée sur la plateforme tourne autour de 2 € par produit, selon les chiffres communiqués par Greez.
- Pour un foyer achetant plusieurs références (soins, nettoyants, petits formats), la multiplication de ce prix moyen peut représenter une aide concrète au budget beauté, surtout pour des marques habituellement positionnées à prix plus élevés.
Pour les industriels, une double utilité
Le modèle séduit aussi les fabricants : outre la réduction des pertes financières liées aux stocks invendus, il offre une réponse aux exigences croissantes en matière de gestion des invendus et de durabilité. En laissant les produits physiquement chez les marques et en n’activant les envois qu’en cas de vente, Greez limite de surcroît les coûts logistiques et l’empreinte associée aux mouvements de stock.
Reste à observer si ce modèle, centré sur la mise en relation et la commission, peut s’étendre à d’autres segments de consommation ou à des volumes beaucoup plus importants sans devenir un acheteur direct de stocks. Pour l’heure, les chiffres publiés indiquent une progression rapide et une demande réelle des consommateurs pour des références de marque à prix réduits.
En simplifiant l’écoulement des invendus, la jeune pousse participe à la fois à la lutte contre le gaspillage et à l’amélioration du pouvoir d’achat sur la catégorie cosmétique — un secteur où l’accès à des produits de marque à petits prix peut peser positivement dans le budget des ménages.