France 2 en tête : la rediffusion paye, TF1 capitalise sur les cibles commerciales
La soirée du vendredi 11 septembre 2026 illustre deux dynamiques distinctes qui intéressent les annonceurs : France 2 a retrouvé la première marche du podium avec la rediffusion de la fiction A l'instinct, tandis que TF1 confirme sa puissance sur les cibles commerciales avec l'émission présentée par Camille Combal.
La rediffusion de la série portée par Juliette Plumecocq-Mech et Christopher Bayemi a rassemblé 2,94 millions de téléspectateurs, soit 19,2% de part de marché sur l'ensemble du public. Malgré cette victoire en nombre, la performance de la fiction est stablement inférieure à celle d'une diffusion inédite, selon les constats de la période : la rediffusion maintient l'audience mais n'entraîne pas de surcroît significatif.
TF1, avec Qui sera le plus nul ?, atteint 2,16 millions de téléspectateurs en première partie de soirée (PP1) et 1,91 million ensuite. La chaîne se positionne en retrait sur la part de marché globale mais domine clairement sur des segments stratégiques pour les annonceurs : 38% auprès des femmes responsables des achats de moins de 50 ans et 32% sur les 25-49 ans.
| Chaîne | Audience (millions) | Part de marché |
|---|---|---|
| France 2 (A l'instinct) | 2,94 | 19,2% |
| TF1 (Qui sera le plus nul ?) | 2,16 / 1,91 | PP1: 13,9% / Suite: 18,2% |
| France 3 (La carte aux trésors) | 1,17 | 8,5% |
Pour les régies publicitaires, ces chiffres dictent deux messages clairs :
- Les rediffusions de fictions françaises conservent une valeur d'audience significative et permettent de fidéliser un public nombreux, utile pour des campagnes de notoriété.
- Les programmes de divertissement capables de capter des cibles commerciales restent le terrain privilégié pour des opérations de performance et de ciblage, même si leur audience brute est moindre que celle des fictions leaders.
La troisième place revient à France 3 et son jeu animé par Stéphane Bern, La carte aux trésors, qui a réuni 1,17 million de téléspectateurs (8,5% de PDM). Ce positionnement illustre la diversité des formats susceptibles d'attirer des segments d'audience variés en soirée.
Conséquence immédiate pour le marché : les acheteurs d'espace publicitaire calibreront probablement davantage leurs arbitrages entre reach brut et qualité de cible. Les annonceurs visant la notoriété privilégieront des dispositifs sur France 2, tandis que ceux focalisés sur la conversion ou le ROI opteront pour les créneaux de TF1 où les cibles commerciales sont surreprésentées.
Enfin, la stabilité de ces tendances plaide pour une segmentation plus fine des offres commerciales des chaînes : packagings multi-cibles, opérations hybrides (branding + activation) et offres tarifaires adaptées aux rediffusions devraient s'intensifier d'ici la fin de l'année.