Les principales places américaines ont marqué le pas mercredi, dans un climat d'attente accrue avant la décision de la Réserve fédérale sur sa politique monétaire et à la veille de publications trimestrielles très regardées chez les géants technologiques. Le recul a été tiré par les valeurs liées aux semi-conducteurs et par une remontée des prix de l'énergie, le pétrole enregistrant un bond d'environ 8 %.
Indices et secteurs sous pression
Le S&P 500 a terminé sur son plus bas en un mois, tandis que le Nasdaq, à forte pondération technologique, a touché son plus bas en trois mois et reste à plus de 9 % sous son record de juin. Le secteur des puces a été particulièrement affecté : l'indice Philadelphia Semiconductor a cédé 3,6 %, retrouvant ses niveaux les plus bas depuis plus de deux mois.
Parmi les valeurs citées, Nvidia a reculé de 2,3 % et Micron de 4,6 %. Le segment industriel a lui aussi souffert, affichant une baisse d'environ 2,5 %, portée notamment par la déroute de Vertiv qui a plongé de 13,2 % après un chiffre d'affaires trimestriel jugé décevant.
Les yeux rivés sur la Fed et la 'Big Tech'
Les marchés attendent une lecture claire de la Fed sur l'inflation et la trajectoire des taux. À court terme, les investisseurs chercheront des signes que les coûts de financement et la conjoncture ne viennent pas étouffer la capacité des entreprises à convertir leurs dépenses, en particulier celles liées à l'intelligence artificielle, en bénéfices durables et en génération de trésorerie.
« Ce que les investisseurs recherchent réellement, c'est une sorte de croissance stable », a déclaré Louis Kondratev, trader chez XFUNDs.
Les publications à venir renforcent cette tension : Microsoft et Meta devaient rendre leurs comptes après la clôture, tandis que Amazon et Apple sont attendus plus tard dans la semaine. Les opérateurs surveilleront en particulier toute indication montrant que les lourds investissements dans l'IA commencent à alimenter le free cash flow des groupes.
Conséquences pour les investisseurs
- La volatilité actuelle pourrait s'accentuer si les publications ne confirment pas une trajectoire claire de redressement des cash-flows.
- Les secteurs très exposés aux dépenses IA et aux semi-conducteurs restent vulnérables à des révisions d'anticipations bénéficiaires.
- La hausse du pétrole ajoute un risque inflationniste susceptible d'influencer les décisions de la Fed et, par ricochet, les marchés actions.
En dépit de ces soubresauts, il convient de rappeler que performance passée ne préjuge pas de la performance future. Les investisseurs doivent garder une approche équilibrée, en ajustant leur exposition en fonction de leur horizon et de leur tolérance au risque, et en restant attentifs aux publications qui feront office de jalons dans les prochains jours.