Les pensions complémentaires Agirc-Arrco augmentent de 1,4 % en novembre 2026. La mesure concerne les 14 millions de bénéficiaires du régime, parmi lesquels les anciens salariés du secteur privé. Elle intervient après le gel appliqué l’année précédente et sera visible lors du paiement prévu le 2 novembre 2026.
Cette revalorisation est issue d’une décision prise le 14 octobre 2026 par le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco. Elle met fin à plusieurs heures de discussions entre les représentants des employeurs et les organisations syndicales. Le taux finalement retenu se situe en dessous de la demande portée par les syndicats, mais au-dessus de la position initiale du patronat.
Un calcul encadré par l’accord de 2023
Le montant de la hausse n’a pas été fixé indépendamment des règles du régime. L’accord conclu en 2023 prévoit de partir de l’évolution des prix, avant d’appliquer une minoration de 0,4 point. Pour l’année 2026, l’inflation est estimée à 2 % par l’Insee. La hausse théorique obtenue avec cette formule atteint donc 1,6 %.
Le conseil d’administration dispose toutefois d’une latitude supplémentaire. Il peut ajuster le résultat de la formule dans une fourchette de 0,4 point à la hausse ou à la baisse. Le taux final pouvait ainsi se situer entre 1,2 % et 2 %. Les partenaires sociaux ont finalement arrêté la revalorisation à 1,4 %, afin d’éviter une nouvelle absence d’accord et le maintien du gel des pensions.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Hausse appliquée | 1,4 % |
| Inflation estimée pour 2026 | 2 % |
| Retrait prévu par la formule | 0,4 point |
| Fourchette possible après arbitrage | 1,2 % à 2 % |
| Bénéficiaires concernés | 14 millions |
Un compromis accepté à contrecœur
La CFDT, FO et la CFTC ont voté en faveur du compromis, tout en défendant initialement une hausse de 1,9 %, correspondant au plafond envisageable. La CGT, de son côté, s’est opposée à la décision. Elle considère que la situation financière du régime permettait une revalorisation plus importante. L’Agirc-Arrco avait enregistré un excédent de 1,4 milliard d’euros en 2025, un chiffre invoqué dans le débat sur le niveau de la hausse.
« L’évolution des retraites ne doit jamais être supérieure à celle des salaires »
Cette formule, avancée par François-Xavier Selleret, directeur général de l’Agirc-Arrco, résume l’argument retenu pour limiter la progression. Le régime cherche à maintenir un équilibre entre les pensions versées et les revenus des actifs qui financent les cotisations. Selon cette logique, une hausse durablement plus rapide des retraites pourrait fragiliser le consentement des salariés au financement du système.
Un effet automatique sur les pensions concernées
Les allocataires n’ont aucune démarche à effectuer pour bénéficier de la revalorisation. Elle s’applique directement aux pensions complémentaires concernées, y compris aux pensions de réversion. Le versement revalorisé est programmé le 2 novembre 2026. La date de paiement correspond au calendrier annoncé par le régime après une entrée en vigueur au début du mois.
Le montant réellement ajouté dépendra de la pension complémentaire perçue par chaque retraité. Une hausse de 1,4 % s’applique au montant de cette retraite complémentaire : elle ne modifie pas, à elle seule, la pension de base versée par les autres régimes. Le crédit peut également apparaître à une date légèrement différente selon les délais propres à chaque établissement bancaire. Pour les retraités du privé, l’enjeu immédiat est donc double : bénéficier d’un revenu complémentaire enfin revalorisé après le gel de 2025, tout en mesurant que le compromis conclu reste inférieur au maximum qui pouvait être accordé.
- 1,4 % : taux de revalorisation retenu pour novembre 2026 ;
- 2 novembre 2026 : date annoncée pour le paiement revalorisé ;
- 14 millions : nombre de bénéficiaires concernés ;
- aucune demande n’est nécessaire pour obtenir l’application de la hausse.