À compter du 1er septembre 2026, plusieurs dispositions touchant aux pensions, aux congés maladie et à l'assurance chômage entrent en vigueur. La principale nouveauté porte sur la suspension partielle de la réforme des retraites de 2023 pour les pensions prenant effet à cette date.
Qui est concerné par le recul de l'âge légal ?
La mesure précise que le relèvement de l'âge légal à 64 ans ne s'applique finalement pas aux personnes nées en 1968. En revanche, elle concerne les personnes nées à partir de 1969. Autrement dit, les générations nées en 1969 et après verront s'appliquer la nouvelle borne d'âge si elles liquident une pension prenant effet dès le 1er septembre.
Aménagements pour les carrières longues
Le dispositif « carrière longue » est également modifié : les conditions de départ anticipé sont assouplies pour certaines générations. Par exemple, une personne née en 1968 ayant commencé à travailler avant 20 ans pourra partir à 61 ans et 3 mois au lieu de 61 ans et 6 mois précédemment. Ces ajustements se traduisent par un décalage d'âge précis pour des cohortes ciblées.
| Année de naissance | Condition notable | Âge de départ carrière longue |
|---|---|---|
| 1968 | Débuté avant 20 ans | 61 ans 3 mois (au lieu de 61 ans 6 mois) |
Bonifications pour parents et calcul du salaire de référence
À partir du 1er septembre, des bonifications pour enfants viennent modifier le calcul des droits :
- avoir eu des enfants permet de gagner jusqu'à deux trimestres pour accéder au dispositif carrière longue ;
- le calcul du salaire de référence change : il se fera désormais sur les 24 meilleures années pour un enfant, et sur les 23 meilleures années pour deux enfants et plus.
Dans la pratique, ces mesures bénéficieront principalement aux mères, une fois rappelé que le partage effectif des trimestres entre conjoints reste rare.
Arrêts maladie : des prescriptions davantage encadrées
La loi de financement de la Sécurité sociale fixe de nouveaux plafonds pour les prescriptions d'arrêt maladie : la première prescription pourra couvrir au maximum 31 jours ; chaque prolongation sera limitée à 62 jours par prescription. Ces plafonds valent pour chaque prescription prise isolément et non pour la durée totale de l'arrêt. Un médecin reste toutefois libre de dépasser ces durées s'il l'estime médicalement justifié.
Rupture conventionnelle : durée d'indemnisation réduite
Les salariés ayant conclu une rupture conventionnelle individuelle verront la période maximale d'indemnisation chômage réduite :
- en métropole, les moins de 55 ans passent d'une couverture maximale de 18 à 15 mois ;
- les personnes âgées de 55 ans et plus bénéficieront de 20,5 mois d'indemnisation, contre 22,5 mois auparavant pour les 55–56 ans et 27 mois pour les 57 ans et plus.
« La suspension de la réforme des retraites de 2023 s'applique aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre. »
Ces mesures publiées pour une entrée en vigueur simultanée constituent un cocktail d'ajustements techniques et de corrections ciblées. Elles modifient à la marge les trajectoires de départ à la retraite pour plusieurs générations, offrent quelques avantages supplémentaires aux parents et serrent certains cadres d'indemnisation et d'arrêt maladie. Pour connaître les conséquences personnalisées (âge précis de départ, trimestres acquis), il est conseillé de se référer au service officiel dédié et de faire simuler sa situation.