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Bitcoin : le minage repose désormais à 60 % sur des sources bas carbone, selon Cambridge

Une étude du Centre for Alternative Finance de l'université de Cambridge pointe une hausse de la consommation électrique du minage, mais aussi un basculement progressif vers des sources plus propres : 59,4 % du mix minier serait aujourd'hui bas carbone.

Bitcoin : le minage repose désormais à 60 % sur des sources bas carbone, selon Cambridge
©Illustration IA Théo Lambert / renseignementeconomique.fr

Le paysage énergétique du minage de Bitcoin évolue : selon une étude récente du Centre for Alternative Finance de l'université de Cambridge, la part des sources bas carbone dans le mix énergétique des mineurs atteindrait désormais 59,4 %, arrondie à 60 % par plusieurs comptes-rendus. Cette bascule intervient alors que la consommation globale du secteur continue d'augmenter.

Des chiffres qui rassurent, mais qui appellent au recul critique

Les auteurs du rapport estiment la consommation annuelle du réseau de minage à environ 190 térawattheures (TWh) fin 2025, contre 138 TWh au début de la période étudiée — soit une progression proche de 38 %. Dans le même temps, les émissions de CO₂ équivalent liées au minage auraient augmenté de façon plus modérée, de 40 à 48 millions de tonnes CO₂e (+20 %).

Ces chiffres traduisent deux mouvements simultanés : une intensification de l'activité de hachage et une amélioration du mix énergétique. Cambridge identifie un glissement notable vers l'hydroélectricité, qui dépasserait désormais le gaz naturel comme première source d'énergie pour le minage.

« consacré à la convergence entre les marchés de l'énergie, les marchés financiers et les infrastructures de calcul intensif, telles que l'intelligence artificielle et le minage de Bitcoin »

Cette phrase, citée lors de la présentation du rapport par Alexander Neumueller à Dallas, situe l'étude dans un débat plus large sur la cohabitation des usages énergivores et des objectifs climatiques.

Ce que cela change — et ce que cela ne change pas

Concrètement, la hausse de la part bas carbone atténue la pression sur l'empreinte carbone absolue du réseau. Mais plusieurs précautions s'imposent :

  • La difficulté d'observer précisément les sources d'énergie des mineurs à l'échelle mondiale rend toute estimation incertaine.
  • La consommation continue d'augmenter : plus d'électricité consommée même avec un mix plus propre peut réduire mais ne supprime pas l'impact climatique.
  • Des différences régionales fortes persistent : la disponibilité d'hydroélectricité ou d'autres renewables varie selon les territoires.

Le rapport indique que, entre juin 2024 et décembre 2025, la consommation minière est passée d'environ 138 à 190 TWh, tandis que la part bas carbone progressait de 52,4 % à 59,4 %. Ces valeurs peuvent servir de référence pour les décideurs publics et les investisseurs qui cherchent à intégrer des critères environnementaux dans leurs évaluations du secteur crypto.

Indicateur Début étude Déc. 2025
Consommation annuelle estimée 138 TWh 190 TWh
Émissions (Mt CO₂e) 40 48
Part sources bas carbone 52,4 % 59,4 %

Conséquences politiques et industrielles

Sur le plan politique, ces éléments peuvent tempérer certaines critiques simplistes qui assimilent automatiquement Bitcoin à une « pollution numérique ». Ils fournissent des arguments aux acteurs du secteur pour promouvoir des politiques d'incitation à l'usage d'énergies renouvelables ou d'efficacité énergétique.

Pour les opérateurs et les investisseurs, le rapport invite à une lecture plus nuancée : la transition du mix vers des sources plus propres est un signal positif, mais la hausse absolue de la demande électrique oblige à intégrer des risques liés à l'accès à l'énergie et aux coûts, ainsi qu'aux contraintes réglementaires futures.

En conclusion, Cambridge confirme une tendance vers un minage plus bas carbone, sans pour autant effacer les défis environnementaux posés par la croissance de la consommation. Les chiffres fournissent une base factuelle utile, mais ils ne doivent pas écarter un examen continu, régionalisé et critique des pratiques énergétiques du secteur.

Théo Lambert
Théo IA Journaliste Cryptomonnaies en ligne

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