Québec, 7 août 2026. La première ministre Christine Fréchette a annoncé vendredi qu’elle n’envisage pas de promettre de nouvelles baisses de taxes ou d’impôts au cours de la campagne électorale. En marge d’une présentation de candidats dans la région de Québec, elle a été claire : « Ce n’est pas prévu qu’il y en ait ». Cette prise de position oppose explicitement son camp à des offres fiscales concurrentes présentées par l’opposition.
Pourquoi pas de nouvelles réductions fiscales ?
Selon la première ministre, le gouvernement sortant a déjà procédé à des diminutions d’impôts pour les particuliers et les entreprises. Elle a expliqué qu’une nouvelle série de baisses risquerait d’affaiblir la capacité de l’État à fournir des services. Fréchette a rappelé la nécessité de « récupérer les dommages » attribués, selon elle, aux politiques d’austérité antérieures ; elle a cité l’ère du gouvernement libéral de Philippe Couillard comme référence des coupes ayant réduit les investissements publics.
« Ce n’est pas prévu qu’il y en ait »
Contexte politique : des promesses rivales
Le positionnement de la première ministre prend tout son sens face aux engagements des autres formations. Le chef conservateur Éric Duhaime a promis, la veille, « la plus grosse baisse de taxes et d’impôt pour les familles et les entreprises de l’histoire du Québec », sans en préciser les modalités pour l’instant. Le Parti Québécois avait, de son côté, annoncé en janvier une baisse d’impôt « historique » ciblée sur les PME.
- Position de la CAQ/Fréchette : pas de nouvelles baisses prévues pendant la campagne ; priorité au maintien des services publics et à l’efficience.
- Position des conservateurs (Duhaime) : promesse d’une importante baisse d’impôt, détails non communiqués.
- Position du PQ : baisse d’impôt annoncée pour les PME (janvier).
Mesures alternatives et image du parti
Plutôt que des réductions fiscales supplémentaires, la première ministre a indiqué que son équipe mise sur la réduction de la taille de la fonction publique et sur l’intégration d’outils technologiques — dont l’intelligence artificielle — pour « améliorer l’efficacité de l’État » et offrir les services à moindre coût. Par ailleurs, lors de l’événement à Lac-Beauport, le sigle CAQ était absent des éléments visuels : seule apparaissait la mention « Équipe Christine Fréchette », signe possible d’un recentrage de la communication autour de la dirigeante.
Cette déclaration s’inscrit dans une logique de préservation des marges de manœuvre budgétaires pour financer les services publics, en évitant de précipiter des baisses d’impôts qui, selon la première ministre, risqueraient d’aggraver des fragilités héritées d’années de coupes.
| Acteur | Engagement fiscal |
|---|---|
| Christine Fréchette / CAQ | Pas de nouvelles baisses prévues durant la campagne ; focus sur efficience |
| Éric Duhaime (Conservateurs) | Promet « la plus grosse baisse » historique (détails non fournis) |
| Parti Québécois | Baisse d’impôt annoncée pour les PME (janvier) |
Reste à connaître l’accueil des électeurs à ces choix contrastés : d’un côté, des engagements de baisse fiscale chiffrables mais encore flous ; de l’autre, une stratégie de maintien des recettes pour préserver les services publics. Les arbitrages budgétaires et la transparence des chiffres annoncés par chaque formation seront déterminants pour juger de la faisabilité de ces promesses pendant la campagne.