Une augmentation continue, mais mesurée
Au deuxième trimestre 2026, la Moselle compte 89 470 personnes inscrites à France Travail, hors celles en attente d’orientation ou en parcours social. Parmi elles, 78 150 figurent dans les catégories A, B et C, c’est-à-dire des personnes tenues de rechercher un emploi (dont 47 150 sans emploi et 31 000 en activité réduite).
Sur le trimestre, la catégorie des inscrits qui ne sont ni en attente d’orientation ni en parcours social progresse de 0,5 % (+410 personnes). Sur douze mois, cette même catégorie affiche une hausse de 1,7 %. Pour les catégories A, B et C, la fréquentation augmente de 0,9 % sur le trimestre (+710) et de 3,4 % en un an. La seule catégorie A, qui regroupe les demandeurs sans activité, est stable sur le trimestre (+0) mais croît de 1,8 % sur l’année.
Ce que disent ces chiffres
Ces variations sont modestes mais régulières. À première vue, la hausse trimestrielle reste limitée, mais la progression annuelle signale une tendance de fond : le nombre de personnes concernées par des recherches actives d’emploi ne reflue pas. À l’échelle de la région Grand Est, la tendance est comparable avec une augmentation moyenne de 0,8 % des inscriptions.
Conséquences pour les demandeurs d’emploi
Pour les inscrits, ces chiffres traduisent deux réalités. D’une part, la stabilisation de la catégorie A à court terme peut signifier une relative inertie du marché du travail local : les offres ne suffisent pas à absorber rapidement les personnes sans activité. D’autre part, la hausse annuelle rappelle que des profils supplémentaires se retrouvent durablement concernés par le service public de l’emploi.
Impacts pour les employeurs et le service public
- Employeurs : une légère augmentation des candidats peut offrir davantage de choix pour certains postes, mais elle ne garantit pas l’adéquation des compétences aux besoins locaux.
- France Travail : une hausse continue, même modeste, alourdit la charge administrative et les besoins d’accompagnement, notamment pour l’orientation et la remise à niveau des demandeurs.
- Formation et activation : la progression annuelle met la pression sur les dispositifs de formation et de reconversion, qui doivent rester réactifs pour limiter l’exclusion durable du marché du travail.
Tableau synthétique des principaux chiffres (T2 2026)
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Inscrits totaux (hors attente/orientation/parcours) | 89 470 |
| Catégories A, B, C | 78 150 |
| Dont sans emploi (cat. A) | 47 150 |
| Dont activité réduite (cat. B, C) | 31 000 |
| Parcours social | 4 983 |
| En attente d’orientation | 6 994 |
| Évolution trimestrielle (non attente/orientation/parcours) | +0,5 % (+410) |
| Évolution annuelle (non attente/orientation/parcours) | +1,7 % |
| Évolution trimestrielle (cat. A,B,C) | +0,9 % (+710) |
| Évolution annuelle (cat. A,B,C) | +3,4 % |
| Évolution annuelle (cat. A) | +1,8 % |
Ce que cela change
Sur le terrain, ces évolutions exigent des réponses ciblées : adaptation des offres aux profils locaux, maintien des dispositifs de formation et renforcement de l’accompagnement vers l’emploi. Pour les décideurs publics, la question est de savoir si ces tendances resteront limitées à de faibles variations ou si elles préfigurent un glissement plus durable du marché du travail local. Pour les demandeurs, l’enjeu demeure concret : garder la visibilité sur les dispositifs d’aide et les opportunités de montée en compétence pour éviter une insertion durablement différée.
La Moselle n’échappe pas aux défis qui traversent plusieurs territoires français : contenir la hausse des inscriptions à France Travail passe par une meilleure articulation entre offres d’emploi, formation et accompagnement personnalisé.