Un incendie nocturne stoppe l'activité d'une quinzaine d'entreprises et met une centaine de salariés au chômage technique
Un incendie déclaré mercredi soir dans un bâtiment industriel du parc d'activités du Moulin à Vent, à Chilly‑Mazarin (Essonne), a entraîné la suspension immédiate de l'activité de plusieurs sociétés locataires et placé en chômage technique environ 105 salariés. Les secours ont maîtrisé le sinistre après une intervention de longue durée, sans faire de victime.
Le bâtiment incendié, une structure métallique d'environ 500 m², a été pris en charge par le service départemental d'incendie et de secours de l'Essonne (Sdis 91). Selon le bilan diffusé, 39 sapeurs‑pompiers ont été mobilisés et ont combattu un feu généralisé à l'arrivée des secours avec l'emploi de 5 lances à eau, dont une montée sur bras élévateur articulé. L'intervention a duré près de 4 heures, le temps de circonscrire les flammes et d'écarter tout risque de reprise.
« Grâce à l’arrivée rapide des pompiers et aux bons réflexes des occupants du site, aucun dommage humain n’est à déplorer. C’est un soulagement »,
a indiqué la maire de Chilly‑Mazarin sur les réseaux sociaux. En parallèle, Enedis est intervenu pour sécuriser l'alimentation électrique du bâtiment.
Quel impact pour les salariés et les entreprises locataires ?
Le Sdis précise que cinq entreprises locataires sont concernées par le chômage technique, soit environ 105 salariés au total. Pour ces salariés, la mise en chômage technique signifie, en pratique, une suspension de l'activité immédiate et des procédures administratives à enclencher pour le versement des indemnités correspondantes ou la prise en charge par l'assurance chômage selon les situations contractuelles.
Du point de vue des employeurs, l'arrêt forcé de l'activité pose plusieurs questions opérationnelles et financières : préservation des locaux et du matériel, inventaires des pertes, démarches d'assurance, continuité des contrats clients et fournisseurs, et la gestion du personnel (rémunération, maintien des droits sociaux). Pour certaines petites structures, la perte d'un outil de travail peut mettre en péril la pérennité même de l'entreprise.
Mesures immédiates et conséquences à moyen terme
- Sécurisation : Enedis a coupé et sécurisé les réseaux pour éviter tout risque électrique.
- Évaluation : les propriétaires et les chefs d'entreprise doivent désormais chiffrer les dégâts et activer leurs assurances.
- Accompagnement : la mise en chômage technique doit être organisée administrativement pour permettre le versement des indemnités aux salariés affectés.
Sur le plan social, même si aucun blessé n'est à déplorer, l'événement révèle la vulnérabilité des chaînes d'approvisionnement locales et des petites entreprises qui partagent des locaux industriels : un sinistre local peut courir rapidement à une perte d'emploi temporaire pour une centaine de personnes.
Les autorités locales et les secours ont été remerciés par la maire, qui a aussi exprimé sa solidarité avec les propriétaires du bâtiment et les chefs d'entreprises, certains voyant « leur outil de travail partir en fumée, parfois le fruit de dizaines d'années de privations et de travail ». Les prochaines 48 à 72 heures seront déterminantes pour savoir si l'activité pourra reprendre rapidement ou si la situation conduira à des conséquences plus durables sur l'emploi au sein de ces sociétés.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Surface de l'entrepôt | 500 m² |
| Nombre de sapeurs‑pompiers mobilisés | 39 |
| Durée d'intervention | 4 heures |
| Entreprises concernées | 5 |
| Salariés en chômage technique | ≈ 105 |
Les services municipaux et départementaux restent mobilisés pour permettre un retour à l'activité dans les meilleures conditions et pour accompagner les salariés affectés par cette interruption. Pour les intéressés, il conviendra de suivre les consignes des employeurs et des services sociaux afin de sécuriser les droits et les revenus durant cette période d'arrêt forcé.