Une révision à la baisse des prévisions pour 2026
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) annonce une inflexion nette de ses perspectives : pour 2026, l'agence table désormais sur 457 200 ventes de logements à un prix moyen de 675 200 $, soit un recul par rapport à 2025, où la SCHL estime à 470 314 le nombre de logements vendus pour un prix moyen de 679 543 $.
Cette révision rompt avec les projections publiées en février, qui envisageaient encore une progression des volumes et des valeurs par rapport à l'année précédente. Les facteurs mis en avant sont d'ordre macroéconomique : incertitude économique, ralentissement démographique, et coûts d'emprunt élevés qui pèsent sur la capacité d'achat des ménages.
Conséquences pour la construction et l'offre
Du côté de l'offre neuve, la SCHL prévoit aussi un recul des mises en chantier : 241 400 logements en 2026 contre 259 028 en 2025. Les constructeurs font face à une combinaison défavorable — demande ralentie, stocks importants et coûts de construction élevés — qui conduit à une production moins soutenue.
- Demande : fragile, impactée par le crédit et l'économie.
- Offre : réduction des mises en chantier face aux stocks et aux coûts.
- Prix : légère baisse moyenne attendue en 2026 avant une reprise modérée ensuite.
Risques et incertitudes
La SCHL souligne que l'incertitude demeure élevée. Elle évoque l'impact potentiel de tensions géopolitiques sur l'inflation et rappelle que les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis continuent d'influencer les décisions d'investissement et d'embauche. Autant d'éléments susceptibles d'accentuer la prudence des acheteurs et des promoteurs.
| Indicateur | 2025 (estim.) | 2026 (prévision SCHL) |
|---|---|---|
| Ventes de logements | 470 314 | 457 200 |
| Prix moyen | 679 543 $ | 675 200 $ |
| Mises en chantier | 259 028 | 241 400 |
Impact pour les ménages et les acteurs
Concrètement, pour un acquéreur, la combinaison d'un accès au crédit plus cher et d'une moindre pression haussière sur les prix peut signifier des marges de négociation plus larges et des délais d'écoulement plus longs sur les biens. Pour les promoteurs, un recul des mises en chantier traduit un ajustement sensible des projets en cours : report, redéfinition des volumes ou adaptation aux coûts. Les investisseurs institutionnels et les prêteurs surveilleront de près l'évolution des volumes et du tissu démographique, qui restent au cœur de la dynamique immobilière.
La SCHL anticipe toutefois une reprise modérée en 2027-2028, mais rappelle que cette trajectoire reste conditionnée à l'évolution de l'inflation, des taux et des échanges commerciaux internationaux.