Un conseil d'administration qui reprend la main
Le Conseil d'administration de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN-HLM) a pris des mesures fortes pour désamorcer une crise sociale interne. À la suite d'une réunion tenue cette semaine, il a exigé la réintégration immédiate de neuf agents que le directeur général, Pape Abdourahmane Dabo, avait précédemment licenciés. Le collège a également décidé de suspendre toute procédure de recrutement non validée par ses services jusqu'à l'issue d'un examen global de la situation.
Contexte : tensions et mobilisation
Les licenciements avaient déclenché une vive réaction parmi le personnel et les syndicats, culminant dans une manifestation interne largement diffusée sur les réseaux sociaux. Selon les représentants syndicaux, les suppressions de postes intervenaient au motif de difficultés financières et d'un besoin de restructuration. Les organisations de travailleurs ont dénoncé des mesures « abusives » et ont sollicité l'intervention du Conseil d'administration.
Décisions concrètes et conséquences immédiates
- Annulation des neuf licenciements et réintégration des agents concernés avec effet immédiat.
- Suspension de toutes les procédures de recrutement en cours jusqu'à validation par le conseil.
- Lancement d'un audit financier et organisationnel demandé à la direction technique.
Le président du Conseil, Moustapha Fall, a reçu le mandat de saisir la direction technique pour conduire cet audit. L'objectif annoncé est d'établir un diagnostic fiable afin de préparer, le cas échéant, un plan de restructuration ou de redressement validé collectivement.
« Nous vivons un climat délétère. Rien de durable ne peut se faire sans un climat apaisé. Nous sommes pour la pérennisation de la structure »,
a déclaré Mamadou Faye, secrétaire national des Travaux publics et de l'Hydraulique, lors d'une conférence de presse organisée par les syndicats et les ex-employés. Sa prise de parole a résumé la préoccupation centrale : restaurer la confiance pour permettre toute action structurelle.
Ce que cela change pour les salariés et l'organisation
Pour les agents concernés, la décision annule une mise à la porte qui avait des conséquences immédiates sur leurs revenus et droits sociaux. Pour le reste du personnel, la suspension des recrutements vise à éviter des décisions isolées prises sans validation collective. Pour la direction générale, la résolution du Conseil marque un vote de défiance qui impose désormais une concertation préalable sur les mesures économiques et RH.
Le recours à un audit devrait éclairer la réalité financière et organisationnelle de la SN-HLM et fournir une base factuelle à toute éventuelle réorganisation. À court terme, la décision du Conseil vise à apaiser les tensions ; à moyen terme, elle pose la nécessité d'un plan politique et technique accepté par les instances dirigeantes et les représentants des salariés.
| Mesure | Effet attendu |
|---|---|
| Réintégration des 9 agents | Réparation immédiate des droits du personnel |
| Suspension des recrutements | Contrôle des embauches pending audit |
| Audit financier et organisationnel | Diagnostic pour un plan de restructuration |