Inflation globale en recul, alimentaire en tête du ralentissement
Selon les chiffres publiés par l'Agence de statistique de la Zambie, le taux d'inflation annuel s'est établi à 6,1 % en septembre 2026, en légère baisse par rapport aux 6,2 % d'août. Concrètement, cela signifie que le coût moyen des biens et services était globalement 6,1 % plus élevé qu'en septembre 2025.
Ce qui pèse et ce qui désamorce la hausse
Le recul observé s'explique principalement par une décélération des prix alimentaires : l'inflation de ce poste est passée à 5,8 % en septembre, contre 6,0 % le mois précédent. Les variations concernent surtout les céréales — farine de maïs sous différentes formes, grain de maïs, riz local et farine de blé — ainsi que plusieurs légumes (gombo, chou, tomates, concombre, poivron vert), sans oublier les arachides et les haricots secs.
En revanche, l'inflation des biens et services non alimentaires est restée stable à 6,6 %, soulignant que certains coûts continuent de peser sur l'économie. L'agence signale notamment l'impact des prix du transport aérien (tarifs intérieurs et régionaux, ainsi que la liaison Lusaka–Londres via Dubaï) et des achats de véhicules.
- Alimentation et boissons non alcoolisées : 5,8 % en septembre 2026, contre 14,6 % en septembre 2025.
- Boissons alcoolisées et tabac : 7,6 % en septembre 2026 (7,7 % en août 2026).
- Habillement et chaussures : 6,5 % en septembre 2026.
Données clés
| Rubrique | Sept 2026 | Août 2026 | Sept 2025 |
|---|---|---|---|
| Inflation globale | 6,1 % | 6,2 % | |
| Alimentation et boissons | 5,8 % | 6,0 % | 14,6 % |
| Non alimentaires | 6,6 % | 6,6 % | |
| Santé | 8,9 % |
Conséquences et angles à suivre
Le ralentissement des prix alimentaires est une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des ménages, car l'alimentation constitue une part importante du budget des ménages zambiens. Toutefois, la persistance d'une inflation non alimentaire à 6,6 % indique que certains coûts structurels — transports aériens et véhicules — continuent d'exercer une pression. Pour les autorités monétaires, cette combinaison pose un dilemme : l'inflation décroit mais reste au‑dessus des cibles habituelles de nombreux pays, ce qui peut maintenir une politique monétaire prudente.
Enfin, le contraste entre la forte décélération interannuelle (notamment par rapport aux niveaux très élevés de septembre 2025 pour l'alimentation) et la stabilisation de certains postes montre que l'évolution future dépendra autant des récoltes et des marchés agricoles que des coûts du transport et des décisions de politique économique.