Un nouveau palier franchi au deuxième trimestre 2026
Les dernières données disponibles confirment une reprise de la hausse du chômage au deuxième trimestre 2026. Au plan national, le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories (A à E) atteint 6 532 400 personnes, soit une progression de +1,1 % sur le trimestre et de +2,6 % sur un an. Ces chiffres dessinent une tendance qui pèse sur le marché du travail et sur les dispositifs d’accompagnement.
Les Hauts‑de‑France suivent la dynamique nationale
La région Hauts‑de‑France n’échappe pas à cette dynamique : elle compte désormais 609 130 demandeurs d’emploi toutes catégories, en hausse de +0,5 % sur le trimestre et de +2 % sur un an. Quand on restreint l’analyse aux catégories A, B et C — c’est‑à‑dire les personnes tenues de chercher un emploi — la situation est plus nette encore : la région recense 541 200 personnes dans ces catégories, soit +3,3 % sur un an et +0,6 % sur le trimestre (3 340 inscrits supplémentaires).
Que disent les chiffres comparés ?
Sur la même période, la France compte 5 801 500 demandeurs dans les catégories A, B, C, une progression de +3,2 % en un an. Les données montrent que la hausse est légèrement plus forte au niveau national qu’en région pour l’ensemble des catégories, mais que les Hauts‑de‑France enregistrent une hausse comparable pour les catégories A‑C.
| France | Hauts‑de‑France | |
|---|---|---|
| Demandeurs (A‑E) | 6 532 400 (+1,1% T/T ; +2,6% / an) | 609 130 (+0,5% T/T ; +2% / an) |
| Demandeurs (A‑C) | 5 801 500 (+3,2% / an) | 541 200 (+0,6% T/T ; +3,3% / an) |
Conséquences pour les salariés, les demandeurs d’emploi et les employeurs
Ces évolutions comptables ont des implications concrètes. Pour les demandeurs d’emploi, une hausse généralisée signifie une concurrence accrue pour les postes de courte durée et d’entrée de gamme, et potentiellement un allongement des durées d’indemnisation. Pour les salariés, la pression sur l’emploi peut limiter les marges de négociation salariale, en particulier dans les secteurs exposés au moindre recrutement.
Du côté des employeurs, la hausse du nombre d’inscrits masque des réalités sectorielles contrastées : certaines entreprises peinent toujours à recruter des compétences spécifiques malgré l’augmentation globale du chômage, tandis que d’autres subissent une réduction des besoins. Les services publics de l’emploi et les dispositifs d’accompagnement sont ainsi sollicités davantage, ce qui peut conduire à des arbitrages locaux sur l’offre de formation ou d’accompagnement personnalisé.
Ce que cela change pour la politique de l’emploi
Sur le plan national, ces chiffres renforcent la nécessité d’un diagnostic fin : distinguer les chômeurs de longue durée des sorties d’emploi temporaires, identifier les territoires et branches en difficulté et adapter les réponses (formation, aides à l’embauche, activation). À l’échelle régionale, la hausse observée dans les Hauts‑de‑France appelle des mesures ciblées, notamment pour les catégories A‑C qui enregistrent une progression plus marquée.
- Point de vigilance : la hausse concerne à la fois le niveau national et régional, avec un impact tangible sur les services d’accompagnement.
- Conséquence sociale : davantage de tension sur l’accès aux emplois peu qualifiés et sur les dispositifs d’indemnisation.
- Action attendue : ciblage des formations et adaptation des politiques locales d’insertion.
Ces chiffres du deuxième trimestre 2026 doivent être interprétés comme un signal : la direction du vent sur le marché du travail a changé, et les réponses publiques et privées vont devoir s’ajuster pour limiter les effets négatifs sur les plus fragiles et pour soutenir les secteurs en transition.