Un littoral en tête des performances nationales, mais des réalités locales opposées
Le littoral Provence‑Alpes‑Côte d'Azur demeure un terrain privilégié pour l'investissement en résidence secondaire : au 1er juillet 2026, la valeur moyenne atteint 6 145 €/m² et la côte n'a pas connu de baisse depuis 2019, selon les données SeLoger – Meilleurs Agents. Dans les Bouches‑du‑Rhône, quatre stations balnéaires présentent toutefois des trajectoires très différentes cette année.
Sur une période d'un an, Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer enregistre la plus forte progression du département, avec une hausse de +4,9 %, pour un prix moyen autour de 4 566 €/m². À l'opposé, Cassis, Carry‑le‑Rouet et Sausset‑les‑Pins affichent chacun une baisse annualisée de -2,8 %, Cassis restant toutefois la plus chère du lot avec 7 992 €/m².
Ce que représentent 250 000 € aujourd'hui
Pour un budget de 250 000 € frais inclus, la surface achetable varie fortement selon la station : on obtient 49 m² aux Saintes‑Maries, contre seulement 28 m² à Cassis. Ce différentiel illustre bien la compression de l'offre dans les secteurs les plus recherchés.
- Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer : 4 566 €/m² — +4,9 % — 49 m² avec 250 000 €
- Carry‑le‑Rouet : 5 769 €/m² — -2,8 % — 39 m²
- Sausset‑les‑Pins : 5 839 €/m² — -2,8 % — 38 m²
- Cassis : 7 992 €/m² — -2,8 % — 28 m²
| Station | Prix moyen (€/m²) | Évolution 1 an | Surface avec 250 000 € |
|---|---|---|---|
| Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer | 4 566 | +4,9 % | 49 m² |
| Carry‑le‑Rouet | 5 769 | -2,8 % | 39 m² |
| Sausset‑les‑Pins | 5 839 | -2,8 % | 38 m² |
| Cassis | 7 992 | -2,8 % | 28 m² |
Pour les ménages et investisseurs, ce constat a des implications concrètes : la recherche d'une résidence secondaire devient soit plus accessible (Camargue) soit plus exigeante (Cassis) selon l'objectif de surface et le budget. La stabilité générale du littoral depuis 2019, avec une progression moyenne de +23,7 % sur la période, indique une tendance durable, mais les corrections locales montrent que la valorisation dépend fortement du positionnement de chaque commune sur l'offre, l'attractivité touristique et la rareté foncière.
À court terme, les acquéreurs doivent raisonner en mètres carrés et en compromis surfaces/prix : 250 000 € peut procurer un espace exploitable très différent d'une station à l'autre, et la revente potentielle suivra logiquement ces variations locales.