Une remontée du Livret A après plusieurs baisses
À partir du 1er août 2026, le taux du Livret A sera relevé à 1,7 %, a annoncé le ministère de l'Économie. Cette décision, adoptée après avis de la Banque de France et validée par Bercy, interrompt une phase de réductions successives du rendement du produit d'épargne préféré des Français.
Ce que cela change concrètement pour l'épargnant
Le nouveau taux retrouvant son niveau d'avant la baisse de février 2026 reposera sur le contexte inflationniste récent. Le Livret A conserve son plafond à 22 950 euros et ne pourra, selon la règle, être inférieur à 0,5 % (plancher rarement atteint ces dernières années). La prochaine révision automatique du taux est fixée au 1er février 2027.
Comparaison rapide avec les autres livrets réglementés
Les différences entre produits tiennent moins au rendement — certains suivent strictement le Livret A — qu'aux plafonds et aux conditions d'accès :
- Livret d'épargne populaire (LEP) : maintenu à 2,5 %, réservé aux ménages sous conditions de ressources, plafond 10 000 euros.
- Livret de développement durable et solidaire (LDDS) : évolue au même rythme que le Livret A, même taux mais plafond distinct de 12 000 euros.
« contribuer au financement de la transition écologique et aux projets d’économie sociale et solidaire »
Tableau synthétique — taux et plafonds au 1er août 2026
| Produit | Taux | Plafond |
|---|---|---|
| Livret A | 1,7 % | 22 950 € |
| LEP | 2,5 % | 10 000 € |
| LDDS | 1,7 % (identique au Livret A) | 12 000 € |
Arbitrages et points d'attention pour les épargnants
Avec la hausse du Livret A, la prime d'attractivité du LEP reste néanmoins tangible grâce à son taux supérieur de 0,8 point et malgré un plafond nettement plus bas. Pour les ménages éligibles, le LEP demeure la solution la plus rémunératrice parmi les livrets réglementés. Les titulaires de sommes supérieures aux plafonds doivent réfléchir à la destination du surplus (assurance-vie, PEL ancien, investissements financiers), en gardant à l'esprit la fiscalité et l'horizon temporel.
Enfin, il convient de rappeler que ces taux sont des planchers réglementaires pour les livrets concernés et que les calendriers de révision (six mois pour certains produits, révision annuelle ou semestrielle pour d'autres) peuvent faire évoluer ces paramètres selon la trajectoire des prix et les décisions de la Banque de France.