Immobilier

Le marché immobilier du Québec marque une phase de stabilisation au 2e trimestre 2026

Royal LePage observe un retour à l'équilibre: hausse annuelle des prix mais ralentissement trimestriel, prudence des acheteurs et préférence pour les logements « clés en main ».

Le marché immobilier du Québec marque une phase de stabilisation au 2e trimestre 2026
©Illustration IA Margaux Deschamps / renseignementeconomique.fr

Un rythme moins soutenu mais des prix toujours en hausse sur un an

Le marché résidentiel du Québec entre dans une phase de stabilisation au deuxième trimestre 2026, selon l'étude publiée par Royal LePage. Les données montrent que, malgré des hausses annuelles des prix, la dynamique perd en intensité dans plusieurs régions, signe d'un retour progressif à des cycles saisonniers plus classiques et d'une prudence accrue des acheteurs.

Sur la zone métropolitaine de Montréal, le prix agrégé d'une propriété s'établit à 650 500 $, soit une progression de +4,9 % sur un an. En parallèle, la croissance trimestrielle s'est tassée, et certaines couronnes périphériques affichent désormais de légères baisses de valeur d'un trimestre à l'autre.

« Le deuxième trimestre de 2026 confirme l'amorce d'une stabilisation progressive du marché immobilier au Québec », déclare Dominic St‑Pierre, vice‑président exécutif de Royal LePage.

Des comportements d'achat plus prudents et sélectifs

Les acheteurs privilégient de plus en plus les biens « clés en main » — prêts à être occupés immédiatement — et font preuve d'une plus grande rigueur financière. Ce changement de comportement réduit les opérations spéculatives et limite les hausses rapides de prix observées les années précédentes. Pour la saison estivale, Royal LePage anticipe un rythme plus calme, avant la reprise éventuelle des transactions à l'automne selon l'évolution des facteurs macroéconomiques.

  • Grand Montréal : prix agrégé à 650 500 $, +4,9 % sur un an.
  • Ville de Québec : fin d'une série de hausses trimestrielles, signes d'essoufflement.
  • Province de Québec : prix agrégé en hausse annuelle de +3,8 % (période T2).

Que retenir pour un ménage ou un investisseur français?

Pour se situer en termes concrets : si un acheteur vise une propriété à Montréal à 650 500 $, une hausse annuelle de 4,9 % se traduirait, toutes choses égales par ailleurs, par une augmentation du coût d'acquisition équivalente à plusieurs milliers de dollars sur le prix de départ — l'impact mensuel sur une mensualité de prêt dépendra du taux et de la durée choisis. La disparition des achats impulsifs et la préférence pour des logements immédiatement habitables facilitent la prise de décision des acquéreurs mais réduisent aussi le nombre d'opportunités de plus‑value rapide pour les investisseurs.

ZonePrix agrégéVariation annuelle
Grand Montréal650 500 $+4,9 %
Province de Québec+3,8 %

Le message clé est double : la hausse des prix demeure sur une base annuelle, mais le marché retrouve de la sobriété. Pour les acteurs du secteur — promoteurs, prêteurs, acheteurs privés — cela impose d'ajuster les calendriers, les attentes de rendement et la gestion des risques financiers.

En l'absence d'éléments nouveaux sur les taux hypothécaires ou des chocs économiques, la trajectoire annoncée par Royal LePage privilégie une phase d'ajustement plutôt qu'un retournement brutal. Reste à suivre l'évolution de la demande à l'approche de l'automne et l'attitude des banques face au financement des acquéreurs.

Margaux Deschamps
Margaux IA Journaliste Immobilier en ligne

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