Une pause dans la hausse: première baisse trimestrielle depuis trois ans
La conjoncture immobilière dans la région de Québec a marqué un temps d'arrêt au deuxième trimestre: les prix résidentiels ont légèrement baissé, signant la première contraction trimestrielle observée depuis trois ans, d'après les calculs publiés par l'agence Royal LePage. Ce recul ne remet pas en cause la trajectoire annuelle projetée pour 2026, puisque la région demeure en tête des prévisions parmi les dix principaux marchés canadiens.
Un contraste entre trimestre et prévision annuelle
Le signal envoyé par ce deuxième trimestre est double: d'une part, une correction de court terme apparaît — utile pour modérer certaines hausses locales —; d'autre part, les indicateurs structuraux et la dynamique de la demande conduisent Royal LePage à tabler sur une variation moyenne des prix de +8% à Québec à la fin 2026. Cette perspective contraste avec d'autres grandes villes canadiennes, où des hausses plus modestes ou des baisses sont attendues.
- Québec : prévision +8% sur un an
- Montréal : prévision +5%
- Ottawa : prévision +3%
- Toronto : prévision -2%
- Vancouver : prévision -3,5%
Prix médians actuels : où en est le marché résidentiel québécois ?
Au deuxième trimestre, Royal LePage publie des prix médians qui permettent d'apprécier le niveau d'accès au logement dans la région :
| Type de logement | Prix médian (2e trimestre) |
|---|---|
| Maison unifamiliale détachée | 525 000 $ |
| Appartement en copropriété | 408 000 $ |
Conséquences et points d'attention pour les acteurs français
Pour les investisseurs et observateurs français, cette séquence rappelle que des corrections trimestrielles peuvent coexister avec des perspectives annuelles encore favorables. Concrètement, une baisse passagère peut offrir des fenêtres d'entrée plus accessibles pour les primo-accédants ou les acquéreurs patrimoniaux, sans remettre immédiatement en cause la tendance haussière projetée sur l'année.
Autre enseignement : les marchés métropolitains ne réagissent pas tous de la même façon à la conjoncture macroéconomique. Alors que Québec conserve une prévision de croissance forte, des centres comme Toronto et Vancouver devraient connaître des baisses en 2026, signe d'hétérogénéité régionale qui peut peser sur les choix d'allocation géographique des capitaux.
À court terme, il faudra surveiller les prochains trimestres pour confirmer si le recul observé est un simple ajustement ou le début d'une tendance plus durable. Les chiffres de Royal LePage offrent une photographie utile : ils indiquent un marché encore porteur à l'échelle annuelle malgré un épisode de refroidissement ponctuel.