Dialogue ciblé sur la technologie, l'énergie et les chaînes de valeur
Le 23 septembre, à New York, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, Tô Lâm, a participé à une table ronde organisée par la Chambre de Commerce américaine à Hanoï (AmCham), le Conseil des affaires États-Unis-ASEAN (USABC) et des entreprises des deux pays. La rencontre a réuni des représentants de grands groupes américains et a porté sur des thèmes précis : sciences et technologies, innovation, compétitivité industrielle, transition énergétique et croissance verte, développement des infrastructures, marchés de capitaux et investissements de qualité.
Des annonces factuelles et des priorités explicitées
Selon le compte rendu de l'événement, le dirigeant vietnamien a salué les propositions venant des chefs d'entreprises dans les domaines de la technologie, de la production avancée, de l'énergie, des infrastructures, de la finance et de l'investissement. Il a interprété ces échanges comme le signe de l'intérêt et de la confiance des sociétés américaines envers le Vietnam et a appelé à améliorer la qualité de la coopération économique bilatérale « au-delà de l'augmentation des échanges commerciaux et des investissements » en insistant sur la technologie, la productivité et l'innovation.
Trois axes de coopération annoncés
Le président vietnamien a structuré son propos autour de trois axes majeurs (tel que rapporté lors de la table ronde) visant à orienter la coopération : sciences et technologies et innovation ; renforcement de la compétitivité industrielle et intégration dans les chaînes de valeur stratégiques ; transition vers une croissance verte et développement des infrastructures. Ces priorités correspondent aux besoins actuels du Vietnam pour attirer des investissements dits de qualité et monter en gamme industriellement.
- Technologie et innovation : favoriser le transfert technologique et la montée en compétence des filières.
- Transition énergétique : attirer des financements et des projets visant la décarbonation et la croissance verte.
- Infrastructures et marchés de capitaux : améliorer les conditions pour des investissements structurants et durables.
Ce que cela signifie pour les entreprises et les salariés
Pour les entreprises étrangères et locales, les orientations évoquées renforcent l'idée que le Vietnam se positionne comme une plateforme d'industrialisation avancée et d'innovation en Asie du Sud-Est. Les priorités affichées — technologie, productivité, intégration aux chaînes de valeur — laissent présager une demande accrue pour des compétences techniques, des fournisseurs locaux capables de monter en gamme, et des projets d'infrastructures. Pour les salariés vietnamiens, ces évolutions impliquent des opportunités d'emploi plus qualifié mais aussi la nécessité de formations adaptées.
| Sujet abordé | Implication |
|---|---|
| Sciences & technologies | Transferts technologiques, partenariats R&D |
| Transition énergétique | Investissements verts, projets d'infrastructures |
| Marchés de capitaux & investissements | Recherche d'investissements de qualité et financements structurants |
Enjeux géopolitiques et perspectives
Au-delà des retombées économiques, ce type de rencontres illustre la volonté du Vietnam de diversifier et d'approfondir ses relations économiques avec les États-Unis. Dans un contexte où les chaînes d'approvisionnement mondiales se réorganisent, l'accent mis sur l'innovation et la productivité vise à rendre le pays plus attractif que la simple destination de délocalisation à faible coût. Pour les entreprises françaises et européennes, ces développements sont à suivre : ils peuvent modifier la dynamique concurrentielle en Asie du Sud-Est et offrir des opportunités de coopération ou de positionnement sur des filières montée en valeur.
La table ronde du 23 septembre confirme l'orientation stratégique du Vietnam vers des investissements plus qualifiés et une intégration renforcée aux réseaux industriels mondiaux, sans garanties sur la rapidité ni l'ampleur des effets concrets. Reste désormais à traduire ces orientations en projets concrets, en accords et en calendriers d'investissement.