Le chômage progresse nettement en Charente‑Maritime : selon un document publié le 25 juin par France Travail, le taux de chômage du département atteint 7,6 % de la population active au premier trimestre 2026, soit une hausse de 0,7 point sur un an. Le département compte désormais 57 715 demandeurs d'emploi des catégories A, B et C.
Un département qui bascule au‑dessus de la moyenne régionale
Cette progression place la Charente‑Maritime au‑dessous de son ancienne réputation de « bon élève » : le résultat dépasse la moyenne de la Nouvelle‑Aquitaine, fixée à 7,3 % (+ 0,6 point en un an). Tous les territoires du département affichent un chômage supérieur à la moyenne régionale, une situation qui inquiète acteurs économiques et collectivités locales.
Des territoires plus touchés que d'autres
La hausse n'est pas uniforme : la détérioration est particulièrement forte sur les deux principales zones d'emploi. Voici la répartition par zone au premier trimestre 2026 :
| Zone d'emploi | Taux de chômage | Variation sur un an (points) |
|---|---|---|
| La Rochelle | 7,4 % | +0,8 |
| Saintes | 7,5 % | +0,6 |
| Rochefort | 7,9 % | +1,0 |
| Royan | 8,3 % | +0,6 |
- La Rochelle et Rochefort enregistrent les hausses les plus marquées (+0,8 et +1,0 point),
- Saintes et Royan voient leur taux augmenter de +0,6 point chacun,
- Au total, 57 715 demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B, C.
Conséquences et perspectives
Derrière ces chiffres, les conséquences pour les salariés, les entreprises et les services de l'emploi sont concrètes : pression accrue sur les dispositifs d'accompagnement, risque d'allongement de la durée moyenne de chômage et tensions sur les filières locales qui recrutent (tourisme, services, construction) si la consommation faiblit. Pour les employeurs, une hausse du chômage peut signifier une offre de candidats plus large, mais pas automatiquement mieux adaptée aux postes recherchés.
France Travail précise que ces données couvrent le premier trimestre et ne tiennent pas compte des récentes difficultés pesant sur certaines entreprises liées à la hausse des prix des carburants depuis le conflit au Moyen‑Orient. Autrement dit, la détérioration observée pourrait se poursuivre au deuxième trimestre, à confirmer lors des prochaines publications.
Ce que cela change
Sur le terrain, les acteurs de l'emploi devront suivre trois impératifs :
- renforcer le ciblage des formations vers les secteurs en tension ;
- accélérer les dispositifs d'aide à la mobilité et à la reconversion pour limiter la durée de chômage ;
- surveiller l'impact des hausses de coûts (carburant notamment) sur les entreprises locales qui peuvent intervenir rapidement sur l'emploi.
La hausse du chômage en Charente‑Maritime n'est pas qu'un chiffre : elle reflète des fragilités régionales et des défis d'ajustement pour les politiques de l'emploi, à l'heure où des facteurs externes peuvent amplifier les tensions sur le marché du travail.