Mesure d'urgence pour le petit tissu productif
Le gouvernement vietnamien a finalisé des documents destinés à l'Assemblée nationale, proposant une réduction de 30 % de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) pour les ménages et les entreprises individuelles dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 10 milliards de VND pour les années 2026 et 2027. Parallèlement, les micro-entreprises sous ce même seuil pourraient bénéficier d'une réduction de 30 % de l'impôt sur les sociétés (IS) sur la même période.
Ce que prévoit exactement le texte
La proposition comprend également le relèvement du seuil de chiffre d'affaires permettant d'appliquer une méthode simplifiée de calcul de l'impôt, un dispositif pensé pour alléger les obligations comptables et administratives des très petites structures.
"(Source : VGP)"
Enjeux économiques et effets attendus
Ces mesures s'inscrivent dans une série d'interventions fiscales déjà déployées par l'exécutif pour soutenir la relance économique : exonérations, baisses et reports d'impôts visant à fluidifier la trésorerie des acteurs privés. L'objectif affiché est triple :
- stimuler l'activité du secteur privé en augmentant la marge de manœuvre financière des petites unités ;
- préserver la stabilité macroéconomique en soutenant la consommation et l'emploi ;
- contenir l'inflation en facilitant la reprise de la production et des services.
Qui est concerné et quelles conséquences concrètes ?
Sont visés les ménages exploitants, les entreprises individuelles et les micro-entreprises réalisant un chiffre d'affaires inférieur ou égal à 10 milliards VND par an. Pour ces acteurs, une réduction d'impôt de 30 % sur deux années consécutives représente un allègement significatif de trésorerie, susceptible de financer des besoins de court terme : achats, stocks, salaires ou investissements mineurs.
| Élément | Disposition proposée |
|---|---|
| Taux de réduction | 30 % (IRPP et IS pour micro-entreprises) |
| Période | 2026-2027 |
| Seuil de chiffre d'affaires | 10 milliards VND/an |
Limites et questions ouvertes
Si le gain de trésorerie pour les petites structures est évident, plusieurs inconnues persistent : l'impact budgétaire pour les finances publiques, la portée exacte du relèvement du seuil pour le régime simplifié, et les modalités d'application (crédit d'impôt, réduction directe, ou autres mécanismes administratifs). Le texte final dépendra des débats à l'Assemblée et des arbitrages entre soutien à court terme et impératifs de recettes publiques.
Pour le secteur, les salariés et les clients
Pour les chefs d'entreprise et travailleurs indépendants, la mesure peut réduire la pression financière et faciliter la continuité d'activité. Pour les salariés, l'effet indirect se traduira, si la mesure stimule l'investissement et l'emploi, par une moindre probabilité de licenciements et une meilleure capacité de recrutement des petites structures. Côté clients, l'allégement fiscal pourrait soutenir l'offre locale et la disponibilité de biens et services dans les secteurs touchés.
La proposition sera prochainement soumise au débat parlementaire. Les observateurs économiques surveilleront de près l'équilibre entre l'efficacité d'un soutien ciblé aux plus petits acteurs et les conséquences sur les recettes publiques à court et moyen terme.