Un programme bâti sur dix mois et « 50 000 propositions »
Les Écologistes, sous la direction de Marine Tondelier, ont publié lundi le document qui encadre leur démarche pour l'élection présidentielle de 2027. Le parti indique que le texte est le résultat de dix mois de travail et de la prise en compte de « 50 000 propositions individuelles », ainsi que des apports de think tanks, syndicats, chercheurs, associations et hauts fonctionnaires.
Transformer la Ve République : vers une « Première République écologique »
Sur le plan institutionnel, le parti propose la création d'une « Première République écologique et citoyenne ». L'objectif affiché est de réduire le rôle prééminent du chef de l'État — le parti parle de mettre un terme au présidentialisme — et d'inscrire dans la Constitution des garanties renforçant la vie collective. Parmi les priorités figure la garantie de l'indépendance de la justice.
Une ambition fiscale et économique axée sur la « prospérité écologique »
Les Écologistes affichent la volonté de sortir du modèle capitaliste dominant pour promouvoir ce qu'ils décrivent comme une prospérité écologique. Dans ce cadre, le parti distingue clairement deux groupes sociaux : d'une part, les plus riches, dont le comportement devrait être transformé, et d'autre part la classe moyenne et les classes populaires, qui seraient protégées ou accompagnées des changements proposés.
« Nous voulons au contraire le défendre car il est le fondement de notre capacité à tenir ensemble, à faire communauté »
La formulation citée illustre l'intention du mouvement de défendre l'État de droit face, selon lui, à des remises en cause par certains médias et mouvements politiques.
Ce que contient (et ne contient pas) le document fiscal
Le communiqué présente des lignes générales : réorientation du modèle économique, renforcement institutionnel, et changements ciblés sur les comportements des plus aisés. Le texte publicisé ne détaille pas ici de mesures chiffrées précises (par exemple tarifs, seuils ou taux) ; il dessine en revanche un cap politique et fiscal visant à concilier protection de la nature et justice sociale.
- Durée de l'élaboration : dix mois de travail collectif.
- Participation : « 50 000 propositions individuelles » et contributions de divers acteurs (think tanks, syndicats, chercheurs, associations, hauts fonctionnaires).
- Objectifs : créer une République nouvelle, réduire le pouvoir présidentiel, sanctuariser l'indépendance judiciaire et engager une transition vers une prospérité écologique.
| Volet | Orientation annoncée |
|---|---|
| Institutionnel | Nouvelle République, limitation du présidentialisme, garanties constitutionnelles |
| Judiciaire | Renforcement de l'indépendance de la justice |
| Économique / fiscal | Sortir du capitalisme pour promouvoir une prospérité écologique, ciblage des comportements des plus riches |
Conséquences politiques et fiscales
Le lancement de ce programme confirme la volonté des Écologistes de mener une candidature autonome à la présidentielle, soutenue par leurs militants début juillet. À court terme, le document sert à clarifier le positionnement du parti face aux autres forces de gauche et pourrait influencer le débat public sur la réforme constitutionnelle et les axes de fiscalité écologique à venir. À moyen terme, si ces propositions gagnent en audience ou débouchent sur des mesures concrètes, elles pourraient conduire à des débats sur la progressivité des impôts, la fiscalité environnementale et la redistribution des charges entre catégories de contribuables.
Sur la base des éléments publiés, il reste cependant impossible de chiffrer l'impact budgétaire des propositions : le texte diffusé met l'accent sur des orientations politiques et des principes plutôt que sur des mesures fiscales détaillées.