Un léger coup de pouce pour l’épargne réglementée
Le taux annuel du Livret A sera relevé à 1,7 % à compter du 1er août 2026, après trois baisses successives. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) suit la même évolution et passe également de 1,5 % à 1,7 %. Cette hausse concerne les quelque 58 millions de Français titulaires d’un Livret A, mais elle ne compense pas intégralement la perte subie lors des baisses précédentes.
Une facture d’électricité plus lourde pour près de 19,4 millions de foyers
En parallèle, les tarifs réglementés de l’électricité augmentent en moyenne de 2,5 % dès le 1er août. Selon les estimations, cette hausse représentera environ 26 euros supplémentaires par an pour un foyer consommateur. Le gouvernement justifie ce relèvement par la nécessité d’assurer l’approvisionnement avant l’hiver et de financer l’entretien des réseaux électriques.
Gaz, allocations et démarchage : mesures annexes qui pèsent sur le budget
Du côté du gaz, le point de repère de prix recule légèrement : il passe de 164,21 à 162,89 euros TTC/MWh, soit une baisse de 0,8 % pour le mois d’août. Cette diminution reste modeste après des hausses importantes au printemps et en juillet.
Sur le plan des prestations, l’allocation de rentrée scolaire (ARS), destinée à environ trois millions de foyers ayant des enfants scolarisés de 6 à 18 ans, verra ses dates de versement précisées : le 4 août pour La Réunion et Mayotte, puis le 18 août pour la métropole, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique.
Enfin, le démarchage téléphonique fait l’objet d’une nouvelle restriction : à partir du 11 août, les appels commerciaux non sollicités seront interdits sauf si le consommateur a donné son accord préalable ou si l’appel concerne un contrat déjà en cours.
- Livret A : 1,7 % à partir du 1er août (vs 1,5 % auparavant)
- LDDS : 1,7 % (même révision que le Livret A)
- Électricité : tarifs réglementés + 2,5 % en moyenne (~+26 €/an par foyer)
- Gaz : prix repère -0,8 % à 162,89 € TTC/MWh
| Item | Situation avant | Situation au 1er/août/2026 |
|---|---|---|
| Livret A | 1,5 % | 1,7 % |
| LDDS | 1,5 % | 1,7 % |
| Tarifs réglementés EDF | — | +2,5 % en moyenne (~+26 €/an) |
| Prix repère du gaz | 164,21 €/MWh | 162,89 €/MWh (-0,8 %) |
Conséquences et arbitrages pour les ménages
Pour les épargnants, la hausse du Livret A et du LDDS améliore légèrement l’attractivité de ces enveloppes liquides et sans risque : elles redeviennent marginalement plus rémunératrices que certains livrets réglementés qui n’ont pas évolué. Mais face à une inflation toujours présente et à l’augmentation des charges courantes — notamment l’électricité — le gain réel en pouvoir d’achat reste limité.
Concrètement, un ménage doit aujourd’hui peser plusieurs paramètres : le caractère disponible et garanti du Livret A/LDDS, la fiscalité et la rémunération des produits alternatifs (placements à taux fixe, assurance-vie, comptes à terme), et l’impact des hausses de factures courantes sur le budget disponible pour épargner. La baisse marginale du prix repère du gaz est positive mais ne compense pas entièrement la hausse de l’électricité pour les foyers concernés.
Sur le plan réglementaire, l’interdiction du démarchage téléphonique sans accord préalable renforce la protection du consommateur et peut réduire les sollicitations pour des produits d’épargne ou des contrats d’assurance — un changement pratique pour ceux qui souhaitent limiter les sollicitations commerciales.
Au global, ces mesures combinées redessinent modestement les perspectives d’épargne et de consommation des ménages : elles renforcent légèrement le rendement des livrets réglementés tout en alourdissant certaines dépenses courantes. Les ménages qui épargnent devront arbitrer entre sécurité, liquidité et rendement, en tenant compte des nouvelles charges annoncées.