Un classement qui va au‑delà des calories
Le dernier comparatif de l'UFC‑Que Choisir, mis à jour le 22 janvier 2026, porte sur 25 références de pâtes sèches de type fusilli et torsades, achetées en supermarchés, magasins bio et enseignes de hard discount. L'association ne se contente pas d'additionner les calories : elle croise la qualité nutritionnelle (fibres, protéines, sel, profil global) et la présence éventuelle de contaminants (résidus de pesticides, mycotoxines, furosine, métaux lourds).
Le laboratoire mandaté effectue un criblage large, avec notamment un dépistage de plus de 650 molécules pour les résidus de pesticides. C'est la combinaison de ces dimensions qui détermine la note finale : un produit jugé correct sur un critère peut être sévèrement pénalisé sur un autre.
"les mêmes"
La dernière place : faibles fibres et cadmium en cause
Parmi les références testées, les Torsades cuisson 3 min de Turini (vendues chez E.Leclerc) obtiennent la plus faible note, 11,3/20. Deux éléments expliquent cette contre‑performance : une teneur en fibres très faible, qualifiée de médiocre, et une évaluation moyenne de la teneur en cadmium, métal lourd dont la toxicité est connue.
Sur d'autres points, comme la présence de pesticides et la furosine (indicateur d'un séchage excessif), ce paquet s'en sort plutôt bien, mais ces bons résultats ne compensent pas les lacunes nutritionnelles et la question du cadmium.
Ce que mesure précisément le test
- Qualité nutritionnelle : fibres, protéines, sel, profil global nutritionnel.
- Contaminants chimiques : résidus de pesticides (dépistage > 650 molécules), mycotoxines, furosine.
- Métaux lourds : attention particulière au cadmium.
| Critère | Impact sur la note |
|---|---|
| Fibres | Fort — peut fortement pénaliser |
| Cadmium | Fort — risque sanitaire évalué |
| Résidus de pesticides / Furosine | Moyen — selon les résultats de laboratoire |
Que retenir pour le consommateur et le panier alimentaire ?
Ce classement rappelle que toutes les pâtes vendues en rayon ne se valent pas. Pour les acheteurs soucieux de qualité nutritionnelle et d'exposition aux contaminants, il est utile de regarder au‑delà du prix à l'unité : la teneur en fibres et l'origine des matières premières peuvent faire la différence entre deux paquets similaires. À défaut de modifier immédiatement ses habitudes, un consommateur peut, par exemple, privilégier des formes de pâtes complètes ou des références bien notées par des associations de consommateurs — cela peut se traduire par quelques euros en plus sur le ticket de caisse, mais aussi par un meilleur apport en fibres au quotidien.
Sur la question de la sécurité, la présence de cadmium demande de la vigilance : s'il n'est pas systématiquement élevé, sa détection en quantité « moyenne » dans une référence de grande distribution rappelle l'intérêt des contrôles indépendants.
Conséquences et pistes pratiques
- Consulter les classements d'organismes indépendants avant d'acheter.
- Privilégier, si possible, des pâtes à plus forte teneur en fibres (complètes ou mélanges à base de légumineuses) pour améliorer l'apport nutritionnel.
- Varier les marques et les types de pâtes pour réduire le risque d'exposition répétée à un contaminant éventuel.
En synthèse, le travail de l'UFC‑Que Choisir apporte des éléments concrets pour mieux orienter un achat courant : la différence entre deux paquets ne se joue pas uniquement sur le prix ou le nom de la marque, mais sur des critères nutritionnels et sanitaires qui méritent d'être pris en compte.