Des étals qui témoignent d'écarts marqués entre produits de première nécessité et produits plus onéreux
Au cœur du marché de Sfax, un relevé effectué le 21 juillet 2026 met en lumière des prix très contrastés selon les familles de produits. Les légumes frais apparaissent comme les plus accessibles, tandis que les viandes rouges et certains produits de la mer grèvent davantage le budget des acheteurs.
Parmi les observations : la tomate proposée à 0,9 dinar le kilogramme et le poivron à 2,5 dinars le kilogramme, alors que l'agneau culmine à 55 dinars le kilogramme. Ces chiffres illustrent des écarts de prix qui, pour un foyer, peuvent se traduire par des différences sensibles en fin de mois selon les choix alimentaires.
Quelques prix relevés
| Produit | Prix observé (dinar/kg) |
|---|---|
| Tomate | 0,9 |
| Poivron | 2,5 |
| Pomme de terre | 1,9 |
| Pêche | 4,9 |
| Raisin | 6,6 |
| Prune | 3,4 |
| Pomme | 2,9 |
| Poulet | 8,5 |
| Escalope | 18 |
| Viande bovine désossée | 38 |
| Agneau | 55 |
| Dorade | 22 |
| Bar | 26 |
| Crevettes | 30 |
Que disent ces chiffres pour le pouvoir d'achat ?
Ces niveaux de prix signalent deux constats clairs pour les ménages :
- les légumes restent, en l'état observé, la base alimentaire la moins coûteuse pour composer des repas quotidiens ;
- les viandes rouges et certains produits de la mer représentent des postes de dépense lourds, qui font rapidement grimper la facture lorsque consommés régulièrement.
Pour un foyer qui privilégie des produits frais et locaux, ces différences imposent des arbitrages : réduire la fréquence de consommation de viandes rouges ou de crustacés, ou leur préférer des alternatives moins coûteuses (légumes, volailles, coupes moins onéreuses).
Conséquences et perspectives
Sur le plan économique, ces écarts de prix peuvent traduire des facteurs multiples : variations saisonnières, coûts de production, approvisionnement ou encore demande. Ils ont un impact direct sur la capacité des ménages à maintenir une alimentation équilibrée sans alourdir le budget. À court terme, la capacité des consommateurs à ajuster leurs achats reste la principale variable d'adaptation.
Suivre régulièrement ces relevés de prix permet d'alerter sur des tendances inflationnistes ciblées et d'orienter les politiques publiques d'aide alimentaire ou de soutien aux producteurs quand les prix des denrées de base augmentent durablement.
À Sfax comme ailleurs, la structure des dépenses alimentaires demeure un indicateur clé du pouvoir d'achat : regarder le prix au kilogramme n'est qu'une première étape ; mesurer l'effet sur le panier mensuel des ménages exige des suivis réguliers et comparés.