Des étals fragilisés et des prix à la hausse
La succession de canicules et une sécheresse inédite ont commencé à se traduire par des tensions d'approvisionnement sur les fruits et légumes, notamment sur la saladerie, les jeunes pousses et les radis du bassin nantais. Certaines laitues arrivées sur les marchés sont vendues jusqu'à deux fois plus cher qu'à l'habitude, expliquent des producteurs et acteurs de la filière.
Régions et cultures les plus affectées
Les cultures de plein champ non irriguées ont particulièrement souffert en Bretagne, dans les Pays de la Loire et plus largement sur la façade ouest du pays. La vague de chaleur de juin a détruit des hectares entiers ; les replantations de salades et carottes effectuées ensuite n'ont pas résisté à la canicule de juillet. Les réserves d'eau pour l'irrigation sont en grande partie consommées, limitant la possibilité de nouvelles plantations.
« et toutes les filières sont impactées »
Impact par culture
| Produit | Constat |
|---|---|
| Laitues | Prix parfois double pour les rares plantations irriguées de juin/juillet |
| Brocolis et artichauts (Bretagne) | 100 % de la production concernée |
| Choux-fleurs (jeunes plants non irrigués) | La plupart des jeunes plants sont affectés |
| Tomates sous serre | Baisse de volume malgré la protection |
Mesures d'urgence et calendrier
Face au risque de faillite d'exploitations, le gouvernement a annoncé le 2 août un plan global comportant des mesures d'urgence pour compenser les difficultés économiques et faciliter l'accès à l'eau. Mais le ministère de l'Agriculture a prévenu qu'il faudra attendre la fin du mois d'août pour estimer précisément les pertes et calibrer les aides.
Conséquences pour le pouvoir d'achat
Pour les consommateurs, la hausse des prix peut rapidement peser sur le budget alimentaire : quand une laitue double, un panier hebdomadaire de crudités peut coûter plusieurs euros de plus par foyer. Les étals proposant moins de choix incitent aussi à se rabattre sur des produits importés ou des alternatives moins chères, avec un impact sur la qualité et la diversité des repas.
- Approvisionnement : la saladerie et les cultures de plein champ non irriguées sont les premières touchées.
- Finance agricole : risque accru de faillite d'exploitations si les aides ne sont pas calibrées rapidement.
- Consommateurs : hausse directe des prix à la coupe ou à la pièce, affectant le budget alimentaire des ménages.
La situation reste évolutive : les prochains relevés de fin août permettront de connaître l'ampleur réelle des pertes et le montant des aides publiques. D'ici là, les foyers pourraient ressentir, dès ce mois d'août, des augmentations sur les salades et certains légumes printaniers, particulièrement sur la façade ouest du pays.