Le chômage repart à la hausse, à 8,3% de la population active
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié les chiffres du deuxième trimestre 2026 : le taux de chômage s’est accru de 0,2 point pour atteindre 8,3%. Au sens du Bureau international du travail (BIT), cela représente 2,7 millions de personnes sans emploi et en recherche active, soit une augmentation nette de 62 000 individus sur le trimestre précédent.
Une hausse généralisée par tranche d’âge
La progression concerne tous les segments d’âge, mais elle est particulièrement marquée chez les jeunes :
- 15-24 ans : +0,4 point, à 21,6% ;
- 25-49 ans : +0,2 point, à 7,5% ;
- 50 ans et plus : +0,3 point, à 5,5%.
"les bénéficiaires du RSA et les jeunes de 15 à 29 ans contribuent pour près de la moitié de la hausse du taux de chômage"
L’Insee attribue une part de la hausse à des modifications structurelles et de périmètre : depuis 2025, les séries intègrent Mayotte, ce qui a requis un recalcul pour assurer la comparabilité historique et, selon l’institut, « modifie à la marge » les niveaux des principaux indicateurs du marché du travail.
Que disent les chiffres face au contexte économique ?
Ces chiffres doivent être replacés dans deux dimensions complémentaires. D’une part, le taux actuel reste inférieur au pic de mi-2015 (écart de 2,2 points selon l’Insee), ce qui montre que la situation n’a pas retrouvé les sommets antérieurs. D’autre part, la montée constatée depuis le début de l’année souligne des tensions sur l’emploi qui concernent l’ensemble des âges, et des signaux particuliers chez les jeunes — un groupe déjà vulnérable sur le marché du travail.
Impacts concrets pour les ménages et les politiques publiques
Au quotidien, une hausse du chômage se traduit par une montée des risques de perte de revenu, une pression accrue sur les dispositifs d’aide (allocations, RSA, accompagnement vers l’emploi) et un besoin plus marqué de formations ou de politiques actives du marché du travail. La référence explicite aux bénéficiaires du RSA indique que la montée du chômage n’est pas seulement conjoncturelle mais touche aussi des populations à faibles ressources.
| Période | Taux de chômage | Nombre (BIT) |
|---|---|---|
| 2ᵉ trimestre 2026 | 8,3% | 2,7 millions |
Sur le plan des politiques, ces données posent un double défi : renforcer les dispositifs d’insertion professionnelle pour les jeunes et publics fragiles, tout en veillant à l’adéquation entre les compétences proposées et les besoins des entreprises. Les prochaines publications économiques et la conjoncture des secteurs clés (industrie, services, construction) permettront d’affiner si la hausse est passagère ou le signe d’un retournement plus durable.
En résumé, le deuxième trimestre 2026 marque une inflexion préoccupante du marché du travail français : la hausse du chômage est nette, généralisée et met en lumière des fragilités structurelles, en particulier parmi les jeunes et les bénéficiaires de minima sociaux.