Une majorité de communes stables, mais quelques hausses marquées
Pour l'année 2026, la plupart des collectivités locales ont choisi de ne pas relever le taux utilisé pour calculer la taxe foncière. Néanmoins, 11 communes de plus de 40 000 habitants ont voté une augmentation de leur taux, selon une synthèse mentionnée par la presse nationale.
« une étude réalisée par le cabinet FSL, spécialisé dans l’information financière locale, et relayée par Le Parisien »
Cette stabilité du taux ne signifie pas pour autant l'absence d'une hausse généralisée de la taxe due par les propriétaires : la base fiscale — les valeurs locatives cadastrales — est revalorisée chaque année en fonction de l'inflation. Pour 2026, cette revalorisation est inscrite à +0,8 %, ce qui fera mécaniquement augmenter la cotisation pour l'ensemble des propriétaires, même lorsque le taux est maintenu.
Qui a voté des hausses et de quel ordre ?
Les augmentations les plus importantes concernent des territoires d'outre-mer et certaines communes de la métropole. La palme de la hausse exceptionnelle revient à Mamoudzou, capitale de Mayotte, avec une variation de +95 %. En métropole, c'est Aulnay-sous-Bois qui enregistre la progression la plus forte, à +29,9 %.
- Aulnay-sous-Bois : +29,9 %
- Ajaccio : +19 %
- Bastia : +13,7 %
- Fréjus : +22,4 %
- Drancy : +14,1 %
- Clamart : +16,9 %
- Montrouge : +25 %
- Courbevoie : +2,5 %
- Baie-Mahault (Guadeloupe) : +13,7 %
- Les Abymes (Guadeloupe) : +9,3 %
- Mamoudzou (Mayotte) : +95 %
Impact pratique pour les propriétaires
Deux facteurs détermineront l'évolution effective de la taxe foncière payée par un contribuable :
- le taux voté par la commune (et les intercommunalités) : lorsqu'il augmente, le contribuable voit directement sa part locale s'alourdir ;
- la revalorisation des valeurs locatives cadastrales : même sans changement de taux, la hausse de la base (+0,8 % pour 2026) entraîne une augmentation du montant dû.
Autrement dit, un propriétaire dans une commune qui n'a pas modifié son taux subira malgré tout une hausse liée à la revalorisation. À l'inverse, dans les villes ayant voté une majoration significative du taux (Aulnay-sous-Bois, Mamoudzou, Montrouge...), la facture 2026 pourra grimper de manière nettement plus sensible.
Quelques tableaux pour synthétiser
| Commune | Variation du taux 2026 |
|---|---|
| Mamoudzou (Mayotte) | +95 % |
| Aulnay-sous-Bois | +29,9 % |
| Montrouge | +25 % |
| Fréjus | +22,4 % |
| Ajaccio | +19 % |
| Clamart | +16,9 % |
| Drancy | +14,1 % |
| Bastia | +13,7 % |
| Baie-Mahault (Guadeloupe) | +13,7 % |
| Les Abymes (Guadeloupe) | +9,3 % |
| Courbevoie | +2,5 % |
Au total, sur 198 communes de plus de 40 000 habitants examinées, seule une minorité — 11 — a choisi d'augmenter son taux. Pour la majorité des propriétaires, l'augmentation de la taxe foncière 2026 sera donc principalement liée à la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives plutôt qu'à une décision locale de hausse de taux.
Les propriétaires souhaitant anticiper leur facture peuvent consulter les délibérations publiées par leur commune et l'avis d'imposition 2026, qui fera apparaître l'évolution conjointe du taux local et de la base taxable.