Résultat en hausse : 6 milliards de dollars au T2
TotalEnergies a annoncé pour le deuxième trimestre un résultat net ajusté de 6 milliards de dollars (5,25 milliards d'euros), en progression de 67% par rapport à la même période de 2025. Ce bond est attribué principalement à la hausse des cours du pétrole et à l'embellie des marges sur le raffinage des carburants, conséquence des perturbations d'approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient.
Quelles divisions ont porté la performance ?
Le groupe a détaillé la contribution de ses principales branches :
- Exploration & production : résultat de 3,2 milliards de dollars, en hausse de 64% sur un an.
- Raffinage & chimie : résultat de 1,8 milliard de dollars, en hausse spectaculaire de 362%, lié aux marges sur les carburants raffinés.
- GNL : résultat de 807 millions de dollars, en baisse de 22%, le groupe pointant une demande européenne de gaz liquéfié plus faible.
Prix du pétrole et contexte géopolitique
Sur le trimestre avril-juin, le baril de référence Brent a tourné en moyenne autour de 97 dollars, soit une hausse de 45% par rapport aux 67 dollars de la même période l'année précédente. TotalEnergies relie cette hausse aux tensions et à la fermeture du détroit d'Ormuz provoquées par la guerre impliquant les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui ont réduit les flux d'approvisionnement mondiaux et poussé les prix à la hausse.
Impact financier et politique d'entreprise
Le conseil a annoncé un nouveau programme de rachat d'actions de 1,5 milliard de dollars pour le troisième trimestre, identique au montant dégagé au trimestre précédent. À Paris, le titre gagnait près de 1,8% en matinée, matérialisant l'arrêt favorable des investisseurs sur la publication.
| Rubrique | T2 2026 (USD) | Variation vs T2 2025 |
|---|---|---|
| Résultat net ajusté (groupe) | 6 000 M$ | +67% |
| Exploration & production | 3 200 M$ | +64% |
| Raffinage & chimie | 1 800 M$ | +362% |
| GNL | 807 M$ | -22% |
Conséquences pour la France : ménages et marché carburant
Une partie de ces gains s'explique par la montée du prix du pétrole brut, facteur micro- et macro-économique visible à la pompe. Lorsque le Brent se rapproche de 100 dollars le baril, les coûts de raffinage et de distribution augmentent : en France, la transmission sur le prix à la pompe dépend des taux de taxes, des marges locales et des évolutions du change, mais l'ordre de grandeur est clair : des prix du brut durablement élevés pèsent sur les factures carburant des consommateurs et sur les coûts logistiques des entreprises.
Enfin, la baisse de rentabilité sur le GNL met en lumière une demande européenne qui reste volatile et qui peut tempérer les recettes d'une division stratégique pour la sécurité d'approvisionnement hivernal.
Perspectives
Pour les prochains trimestres, la trajectoire des résultats dépendra de l'évolution du contexte géopolitique, de la demande de GNL en Europe et des spreads raffinage/carburant. Le choix de poursuivre des rachats d'actions indique une volonté de soutenir le cours et de rémunérer les actionnaires, mais laisse peu de visibilité sur des réorientations massives des capitaux vers la transition à court terme.