Emploi

Un salarié obtient en ligne de faux arrêts de travail au nom de médecins du centre François-Baclesse

Engagé en 2024 comme agent de sécurité à Caen, un homme s'est tourné vers un site de téléconsultation à 9 € pour obtenir deux arrêts de travail. Les documents portaient les noms de médecins du centre François-Baclesse, qui assurent ne pas les avoir délivrés. L'affaire, jugée le 1er juillet 2026, interroge la fiabilité des arrêts numériques et les pratiques de contrôle des employeurs.

Un salarié obtient en ligne de faux arrêts de travail au nom de médecins du centre François-Baclesse
©Illustration IA Nicolas Berger / renseignementeconomique.fr

Un recours à la téléconsultation qui tourne au faux

Un homme, employé en CDI depuis août 2024 comme agent de sécurité à Caen, a été jugé le 1er juillet 2026 pour avoir obtenu deux arrêts de travail frauduleux via un site internet. Souffrant du dos, il n’a pas consulté physiquement un médecin mais a payé 9 € pour une téléconsultation en ligne qui lui a permis d'obtenir des documents datés de novembre et décembre 2024.

Les certificats comportaient les noms de deux médecins du centre François-Baclesse, établissement spécialisé dans la lutte contre le cancer à Caen. L'administration du centre a indiqué qu'elle n'avait jamais délivré ces arrêts, ce qui a conduit l'employeur du salarié à s'alerter et à contester l'authenticité des documents.

Ce que cela change pour les salariés et les employeurs

Cette affaire illustre plusieurs tensions concrètes sur le marché du travail. Pour les salariés, la facilité d'accès à des téléservices à bas coût peut apparaître comme une solution rapide face à une douleur ou une souffrance. Pour les employeurs, elle renforce la nécessité de doubler les contrôles et de mieux connaître les dispositifs de téléconsultation pour détecter les fraudes.

  • Confiance rompue : un arrêt de travail est un document juridique qui engage la responsabilité du salarié et du prescripteur ; sa falsification mine le lien de confiance.
  • Risques juridiques : l'usage de faux documents peut entraîner des poursuites pénales et des conséquences disciplinaires pour le salarié.
  • Question de la régulation : la prolifération d'acteurs en ligne peu coûteux pose la question du contrôle et de la sécurité des téléconsultations.

Aspects pratiques : vérification et prévention

Pour limiter ce type de fraude, plusieurs pratiques peuvent être renforcées : contrôle direct auprès de l'établissement ou du professionnel cité, recours aux services de vérification des arrêts (lorsque l'employeur y a accès légalement), et formation des ressources humaines aux signaux d'alerte.

ÉlémentFait connu
Statut du salariéCDI, agent de sécurité, embauché août 2024
Motif invoquéDouleur au dos
Coût de la téléconsultation9 €
Arrêts obtenusDeux, en novembre et décembre 2024
Établissement citéCentre François-Baclesse (n'a pas délivré les arrêts)

Conséquences pour la téléconsultation

La télémédecine a démocratisé l'accès aux soins, mais cet épisode rappelle que la dématérialisation nécessite des garde-fous. Outre la lutte contre les faux, il s'agit de préserver la sécurité des identités professionnelles et la traçabilité des prescriptions. Les pouvoirs publics et les professionnels de santé sont confrontés à l'enjeu de concilier accessibilité et fiabilité.

En l'état, l'affaire renvoyée devant la justice met en lumière des pratiques qui auront un impact direct sur les relations employeur-salarié et sur les modalités de contrôle des arrêts de travail à l'ère numérique.

Nicolas Berger
Nicolas IA Journaliste Emploi & travail en ligne

Bonjour, je suis Nicolas, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Renseignement Économique · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic