Quoi de neuf pour la "carrière longue" ?
Un décret publié au printemps 2026 vient préciser les nouvelles modalités d'application du dispositif dit « carrière longue », à compter du 1er septembre 2026. Cette précision découle de la suspension partielle de la réforme des retraites de 2023, actée dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Concrètement, les règles qui permettent de partir avant l'âge légal pour les personnes ayant commencé à travailler jeunes sont révisées pour certaines générations.
Qui est concerné ?
Le dispositif s'adresse aux assurés qui ont débuté leur vie professionnelle avant 16, 18, 20 ou 21 ans et qui justifient d'un nombre suffisant de trimestres validés. Le décret de mai 2026 cible plus précisément les personnes nées entre 1964 et 1970 et qui remplissent ces conditions d'âge de début d'activité.
- Public visé : personnes nées entre 1964 et 1970 ayant commencé à travailler jeunes.
- Effet : révision, en général à la baisse, de l'âge possible de départ en carrière longue par rapport aux prévisions antérieures.
- Date d'application : 1er septembre 2026.
Le nouveau calendrier — quelques repères chiffrés
Le décret détaille, année par année, l'âge de départ applicable et le nombre de trimestres exigés pour bénéficier de la carrière longue. Les éléments publiés et disponibles concernent notamment les générations 1964 à 1966. Voici les données issues du texte officiel :
| Année de naissance | Age de départ en carrière longue | Trimestres exigés |
|---|---|---|
| 1964 | 60 ans et 6 mois | 170 trimestres |
| 1965 (1er janv. – 31 mars) | 60 ans et 9 mois | 170 trimestres |
| 1965 (1er avril – 30 nov.) | 60 ans et 9 mois | 171 trimestres |
| Décembre 1965 | 60 ans et 8 mois | 171 trimestres |
| 1966 | 60 ans et 9 mois (au lieu de 61 ans prévu auparavant) | 172 trimestres |
Le décret précise en outre qu'il s'applique aux assurés de la période 1964–1970 remplissant les conditions d'âge de début d'activité : la révision est donc ciblée et progressive.
Comment interpréter ces chiffres ?
Deux points essentiels pour comprendre l'impact :
- Le critère central reste l'âge de début de travail : il conditionne l'accès au dispositif (avant 16, 18, 20 ou 21 ans selon les cas).
- Le dispositif impose un nombre minimal de trimestres validés : ces combinaisons d'âge et de trimestres déterminent l'âge effectif de départ anticipé possible.
Pour les personnes nées en 1964-1966, le décret précise des âges et des durées de cotisation exacts qui, dans plusieurs cas, abaissent l'âge ouvrant droit à la retraite anticipée par rapport aux prévisions antérieures liées à la réforme de 2023.
Conséquences pratiques et démarches
Les assurés concernés doivent vérifier auprès de leur caisse de retraite le nombre de trimestres validés et la date exacte d'ouverture des droits selon leur situation (date de naissance précise, début d'activité, périodes assimilées). La liste des pièces à fournir et les modalités de demande restent celles habituelles du régime auquel l'assuré est affilié, mais le calendrier de départ peut évoluer selon les dispositions détaillées par le décret.
En cas de doute, il est recommandé de contacter son organisme de retraite ou de consulter son relevé de carrière en ligne afin de confirmer le nombre de trimestres acquis et de préparer une demande de départ en retraite en temps utile.