Une analyse récente du comparateur Moneyland met en lumière d'importants écarts de tarification entre neuf grands établissements bancaires suisses. En mesurant le coût global des services courants, le rapport conclut qu'en choisissant un prestataire moins onéreux, un client type peut réduire sa facture annuelle jusqu'à 229 francs suisses.
Méthode et périmètre de l'étude
Pour établir son comparatif, Moneyland part d'un scénario standardisé : un particulier détient, dans le même établissement, plusieurs produits et services bancaires. L'étude prend en compte :
- un compte courant associé à une carte de débit ;
- un compte d'épargne ;
- un compte de prévoyance Pilier 3a ;
- une carte de crédit et son utilisation, y compris à l'étranger.
Ces hypothèses permettent d'agréger les frais récurrents et les coûts liés aux opérations hors réseau ou à l'international, afin d'obtenir un montant comparable entre banques.
Résultats : fortes différences entre établissements
Sur la période étudiée, la Banque Migros ressort comme l'option la moins coûteuse. À l'opposé, UBS figure en dernière position avec une facture annuelle évaluée à 964 CHF, soit presque le double de celle du groupe le moins cher. La Raiffeisen se situe juste devant UBS mais reste élevée, avec un total de 821 CHF par an.
| Banque | Coût annuel (CHF) |
|---|---|
| Banque Migros | meilleur résultat |
| Raiffeisen | 821 |
| UBS | 964 |
Conséquences pour les clients
La constance dans la relation bancaire reste élevée en Suisse, souvent pour des raisons d'habitude ou de proximité. Or, cette fidélité peut se traduire par un surcoût important : jusqu'à 229 CHF d'écart annuel selon Moneyland entre les offres les plus et les moins chères. Pour un foyer, la somme devient significative sur plusieurs années et peut compenser les frictions liées à un changement d'établissement.
Que peuvent faire les consommateurs ?
- Comparer périodiquement les offres : frais de tenue de compte, coût des cartes, commissions sur opérations à l'étranger et conditions du pilier 3a.
- Évaluer le rapport coût / service : certaines banques facturent plus mais offrent des services complémentaires qui peuvent justifier une partie des frais.
- Considérer la mobilité bancaire : transférer des produits ou changer de banque peut réduire la facture annuelle, surtout si l'on utilise régulièrement la carte à l'étranger.
En résumé, l'étude de Moneyland rappelle que les frais bancaires ne sont pas uniformes et qu'un arbitrage simple — en comparant des scenarii identiques — peut dégager des économies réelles. Les clients suisses qui acceptent d'examiner leurs contrats pourraient ainsi réduire sensiblement leurs charges annuelles sans modifier profondément leur comportement financier.