Une adaptation des heures creuses au rythme du solaire
À compter du 4 novembre, EDF va poursuivre l'ajustement des horaires des heures creuses pour des millions de clients. Le principe principal reste inchangé : chaque abonnement conserve 8 heures creuses par jour. Mais la nouveauté tient à la flexibilité de trois heures de cette plage, qui pourront désormais être déplacées selon la saison afin de mieux synchroniser la demande avec la production solaire.
Concrètement, qui est concerné ?
La première phase de ce dispositif avait déjà touché 1,7 million de clients. La seconde phase, qui s'étend jusqu'au 30 novembre 2027, doit concerner environ 9,3 millions de foyers. Les abonnés recevront une notification environ un mois avant la modification de leurs plages horaires. Ne sont pas concernés les titulaires d'un contrat Tempo, ni les clients de Corse et des outre‑mer.
Comment les plages vont-elles bouger ?
Au moins 5 heures consécutives resteront garanties la nuit, entre 23h et 7h. Les 3 heures restantes pourront être repositionnées :
- en période estimée d'ensoleillement (du 1er avril au 31 octobre) elles pourront être décalées sur l'après‑midi (par exemple entre 11h et 17h) pour tirer parti de la production photovoltaïque ;
- en hiver, ces heures additionnelles seront, en revanche, davantage concentrées la nuit.
| Période | Plages garanties | Flexibilité |
|---|---|---|
| 1er avril - 31 octobre | 5 h nocturnes (23h-7h) | 3 h possibles l'après-midi (11h-17h) |
| Reste de l'année | 5 h nocturnes (23h-7h) | 3 h concentrées la nuit |
Pourquoi ce changement ?
La manœuvre vise à mieux adapter la consommation aux nouveaux profils de production, en premier lieu le solaire, dont la part croissante modifie l'équilibre entre production et demandes d'électricité au cours de la journée. En déplaçant une partie des heures creuses sur l'après‑midi pendant les mois ensoleillés, EDF cherche à fluidifier le recours aux énergies renouvelables et à réduire les pics de consommation en soirée.
Conséquences pour les consommateurs et le réseau
Pour les ménages, l'impact dépendra de leurs usages : ceux qui programment des appareils (chauffe‑eau, machine à laver, recharge de véhicule électrique) devront vérifier et éventuellement reprogrammer leurs cycles pour continuer à profiter du tarif heures creuses. Sur le plan du réseau, cette mesure peut aider à mieux valoriser la production photovoltaïque et limiter les besoins en appels d'appoint sur des moyens coûteux lors des pointes.
Pour savoir si son abonnement sera modifié, il suffit de vérifier si des plages courantes se situent entre 7h et 11h ou entre 17h et 23h : si oui, elles seront susceptibles d'être reformées. EDF préviendra individuellement les abonnés concernés environ un mois avant le changement.
Au-delà de la gestion des heures creuses, cette évolution illustre les premiers ajustements tarifaires et techniques destinés à intégrer davantage d'énergies variables dans le système électrique français, tout en tentant de préserver les signaux prix qui orientent les comportements domestiques.